
Ses branches vont aux muscles droits supérieur, inférieur et intérieur
, au muscle oblique inférieur et au releveur de la paupière supérieure.
Du nerf optique.
Le nerf optique , PL III, IV, 20 , étoit chez les anciens la première
paire de nerfs. Galien ', Eustachi “, et Varole 3 l’ont dérivé des couches
optiques, PI. X V , p-q, qui ont pris leur nom de cette origine prétendue.
Mais Ridley, Winslow, Morgagni, Zinn, Santorini, Girardi,
et parmi les modernes Soemmerring, Pfeffinger, Hildebrandt, Boyer,
Bichat, etc., ont suivi une partie de ses filets jusqu’à la paire antérieure
des tubercules quadri-jumeaux, PI, X V , n. Cependant la plupart
des anatomistes, tels que Haller 4, Lieutaud 5, et encore de
notre temps Cuvier6, Chaussier 1, etc., le font naître des couches
optiques.
On voit très-distinctement chez l’homme et chez les animaux , plus
distinctement pourtant chez ceux-ci, par exemple chez le cheval, le
boeuf, le mouton , le cochon, le chien, e tc., sortir de la paire antérieure
des tubercules quadri-jumeaux une large bande composée de
filamens nerveux, PI. VII, A. u-p. Cette bande se contourne sur le bord
extérieur des couches optiques, se joint encore à un amas considérable
de masse grise , qu’on appelle corpus geniculatum externum ,
PL X V , q, et s’y renforce. Jusques là la bande entière est adhérente
aux couches optiques , mais ensuite elle est simplement superposée
sur les faisceaux des pédoncules, où elle cesse d’être attachée, à l’ex-
1 De usu part. lib. 16. c. 5.
* Tab. 17 , f. b.
3 L. c. p. 2.
4 Phys. tom. IV, p. 207,
5 Essais anatomiques , p. 343,
* L. c. p. i43.
7 L. c. p. 166.
ception de son bord externe antérieur, Pl. V , q, t, u, par lequel elle
est unie aux fibres cérébrales voisines, Pl. V, w , w ,w . En avant, le
nerf optique qui s’arrondit toujours davantage, adhère à une couche
ferme de substance grise ( le tuber cinereum ) , Pl. III, IV, 17 , et en
reçoit, surtout dans sa face supérieure, plusieurs nouveaux filets nerveux
qui ne s’entrecroisent pas, mais s’unissent à chaque côté du nerf
en suivant une ligne droite , PL XIII, 29 , où le nerf optique est représenté
renversé. Ces filets le renforcent tellement, que lorsqu’il se sépare
après la réunion , il est sensiblement plus gros, PL IV, 20, PL V,
XIII, v , qu’il n’étoit auparavant, Pl. IV, 22 , PI. V, XIII, u.
Immédiatement avant cette couche de substance grise, Pl. III, IV
1 7 , les deux nerfs optiques se réunissent, ibid, 3a. On n’est pas encore
d’accord sur la manière dont cette réunion s’opère. Galien et Vesale
nient l’entrecroisement des fibres. Ce dernier auteur cite un cas où,
après la perte de l’oeil droit, on trouva le nerf du côté droit atrophié,
non-seulement jusqu’à la réunion, mais aussi derrière elle vers les
couches optiques. Santorini 1 cite aussi une observation contraire à
l’entrecroisement; il trouva le nerf optique avant et après la réunion
gris cendré d’un côté, et blanc de l’autre. Il induit de là que les deux
nerfs optiques non-seulement ne s’entrecroisent pas , mais encore que
leurs fibres ne sont pas même entrelacées entre elles; et que les deux
nerfs optiques se rapprochent seulement l’un de l ’autre pour s’écarter
bientôt. Blasius , Monro, Lecat ont partagé cette opinion.
La substance des deux nerfs optiques se mêleroit-elle intimement,
sans cependant s’entrecroiser ? C’est ce que pensent Etienne, Colum-
bus, Bauhin”, Varole, Biolan, Spigel, Tissot3, Portait, etc.
Ou bien chaque nerf optique va-t-il réellement d’un côté au côté
opposé ? Telle a été surtout l’opinion de Soemmerring 5, Lancisi, Ghe-
’ Observât, anat. p. 64.
* Theatrum anat. p. 648.
3 Maladie des nerfs. Tom. I , P. I , p. 25.
4 L. c. p. i 54-
Noetliig Diss. de decuss. nerv. opt. Mogunt. 1786.
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