
tout-à-la-fois la grosseur des racinespostérieure et antérieure, la position
de l’ensemble de la masse:nerveuse, le cours des filets ,, les filets de
communication des paires de nerfs, les.renflemens et les étranglemens,
la queue de cheval, la situation des petits noeuds, et les rapports des
ganglions, on détache et on enlève toutes les apophyses, on sépare
la dure-mère: et l ’arachnoïde dans toute la longueur , et on les coupe
en deux dans les points où les faisceaux nerveux les traversent.
Quand on a enlevé la masse nerveuse avec les membranes, il est à
propos, pour continuer ses recherches, de fixer des deux côtés les
membranes coupées, sur les bords d’une latte creusée dans le milieu
pour que la masse des nerfs puisse avoir du jeu dans cet intervalle.
L ’examen détaillé de chaque partie de ce système nerveux, tant dans
la colonne: vertébrale que dans le creux de la latte, se fait, comme;
dans toutes: les préparations délicates de cette espèce , de la manière la
plus sûre et la plus commode dans l’eau ou dans l’esprit-de-vin.
P L A N C H E I I I.
Base du cerveau d’un veau plus petit que celui dont on a dessiné la
masse nerveuse de l’épine du dos. La fissure médiane, 91, correspond
à d. PI. I, fig. IV. Le nerf cervical 3o est la paire supérieure de la Pl.I,
fig. IV. Les deux côtés sont représentés intacts, afin de faire voir que les
nerfs et les parties cérébrales sont doubles, et qu’il n’existe pas de symétrie
parfaite dans les systèmes congénères des deux côtés. Lorsque
l’on ajoute la pl. I , fig. III, IV, à la pl. III, et qu’on les regarde ensemble
, on voit la connexion de toute la face inférieure des systèmes nerveux,
depuis l’extrémité inférieure de la colonne vertébrale jusques
dans le crâne.
P L A N C H E IV.
Base d’un cerveau de femme. Toutes les parties sont doubles, mais
elles ne sont pas exactement symétriques. La fissure 91 correspond à
Pl. I I , fig. I. Le nerf cervical 3o est la paire supérieure 3o de la Pl. II,
fig. I. En regardant en meme temps la Pl. IV et la Pl. II ,fig. I , on recon-
noît toute la face antérieure du système nerveux de la colonne vertébrale
et de la tête chez l’homme.
La base du cerveau a souvent été dessinée , mais nous n’avons été
eontens d’aucun de ces dessins, pas même de- ceux de M. Soemmerring,
les meilleurs de tous. Nous regardons celui de Vicq-d’Azyr, Pl. X VII?
comme très-défectueux. Les faisceaux pyramidaux ne sont pas distincts,
et semblent être plus élevés que la grande commissure du cervelet
C pont). Les corps olivaires et le faisceau originaire du cervelet ne
sont presque pas séparés ; le grand renflement ( moelle allongée 1 est
arrondi vers les nerfs vocal et facial, tandis que dansla nature il s’élargit
toujours davantage vers le haut. On croiroit que la paire mixte
( cinquième ) prend sa direction vers les côtés ; le nerf abducteur de
1 oeil est figuré plus gros que le nerf facial; le nerf oculo-moteur commun
sort de la ligne médiane, ici, de même que dans lesPl. XV
XXI et X X V , comme si les origines de ces nerfs de chaque côté se
touchoient; la bandelette blanche, en avant des nerfs optiques vers la
cloison transparente,manque, etlescirconvolutions de l’ensemble de la
face sont trop peu distinctes.
La manière la plus simple et la plus prompte d’enlever du crâne le
cerveau de 1 homme est celle-ci. Nous faisons d’abord l’incision cruciale
ordinaire depuis le front jusqu’à l’occiput, et d’une oreille à l’autre , sur
les tégumens communs du crâne ; nous séparons les lambeaux, et nous
les renversons ; puis nous attaquons avec le scalpel les muscles dans la
région des tempes, et nous les détachons du crâne. Quand nous voulons
ménager le crâne , nous le scions, comme on fait communément,
au-dessus du front, de la région des tempes, et du milieu de l’os occipital
; mais quand nous ne faisons aucune attention au crâne , nous
venons, à 1 exemple de Bichat, beaucoup plus aisément et plus promptement
à bout en le cassant circulairement avec le côté tranchant d’un
marteau, dans la direction que nous venons d’indiquer, pour en enlever
la calotte. On court beaucoup moins de risque d’endommager les
membranes cérébrales et les circonvolutions, en ouvrant à coups de
X. ; 4 a