
aussi bien dans notre traité d’anatomie que dans celui
de physiologie.
Nous présentons nos idées dans l’ordre que nous avons
jugé le plus convenable au besoin de la plupart de nos lecteurs.
Etant forcés parla de lier l’inconnu à ce qui est déjà
connu, nous sommes dans l’impossibilité dé ne dire que
des. choses neuves. C’est ainsi que nous espérons éviter
bien des doutes et des méprises, produire lentement et
même laisser deviner des vérités et des conséquences qui,
par un passage trop brusque, auroient surpris plus d’un
lecteur. Pour faire saisir plus facilement l’ensemble de
chaque traité, nous le terminerons presque toujours par
un résumé précis de ses corollaires. Quant aux résultats
plus importans et plus généraux dont la vérité ne peut
être sentie qu’après l’exposition de toute la doctrine dans
son enchaînement, nous devons les réserver pour la fin
de 1 ouvrage. Si dans un sujet aussi vaste le lecteur veut
échapper aux jugemens faux et hasardés, nous lui conseillons
une seconde lecture, pour bien approfondir l’ouvrage,
lorsqu’une première l’aura mis au courant des
choses et de l’objet qu’il renferme ^ ce n’est qu’alors qu’il
pourra dire avec assurance si les différens corollaires sont
bien déduits des différens traités, et si les conséquences
générales découlent logiquement des conséquences particulières.
En s’y prenant de la sorte ce n’est plus d’après
l'a lettre, mais d’après l’esprit que le lecteur nous jugera,
si nos expressions et nos descriptions n’étoient pas aussi
claires ni aussi heureuses que le sujet l’eût exigé.
Nous espérons dans le cours de tout cet ouvrage ne
jamâis nous abaisser au point de dire quoi que ce soit
dans un autre but que dans celui de la vérité. Trahir la
nature pour répandre de l’encens, est une chose indigne
du naturaliste. Les plus grands hommes voudront donc
bien nous pardonner si nous cherchons à rectifier les erreurs
que nous avons cru rencontrer dans leurs ouvrages.
Leurs erreurs et leurs préventions méritent d’autant plus
d’attention, qu’elles sont plus sujettes à se propager de
siècles en siècles. Malgré cela nous ne sommes pas moins
pénétrés d’un sentiment d’estime et de reeonnoissance
pour les services qu’ils on t rendus à l’humanité ; et qui
pourroit en effet oublier les services signalés que Reil ,
Prochaska, Soemmerring, Scarpa , Walter , Cuvier, etc.,
ont rendus à l’étude du système nerveux?Mais qui peut
aussi, même avec l’esprit d’observation le plus pénétrant
et le plus scrupuleux, ne pas errer quelquefois ou se
trouver en défaut lorsqu’il s’agit de saisir l’ensemble le
plus compliqué ? Qui peut prévoir les découvertes réservées
par une autre voie à celui que des circonstances
heureuses, une application ou le hasard auront secondé ?.
Qui d entre nous ne voudroit recommencer ses travaux
dès l’instant qu’il les a terminés ou qu’il s’en trouve détaché
? Les véritables scrutateurs de la nature, n’ayant
pour but que la vérité, doivent tous faire des voeux pour
que ceux qui leur succéderont ne s’en laissent imposer
m par le faux éclat dont brillent les individus, ni par
celui dont brillent les académies. Les suffrages unique