
petit. Malacarne et Chaussier ont exposé ce fait avec beaucoup de justesse.
Voici ce que dit ' ce dernier : « Son volume , son poids different
bèaucoup suivant l’àge et dans les divers animaux, mais toujours
il est moins considérable que le cerveau. D’après un grand nombre
de recherches comparatives faites dans notre laboratoire et dont nous
espérons publier bientôt les détails, nous avons trouve quelquefois
dans 1 homme adulte que le cervelet étoit la sixième, la septième,
d’autres fois, mais rarement, la dixième ou la onzième partie du poids
du cerveau.
« Dans l’enfant naissant nous l’avons trouvé la treizième , la quatorzième,
la dix-septième, et même une fois là trente-troisième partie
du poids total du cerveau ».
Nous avons aussi observé et enseigné depuis long-temps ce développement
plus tardif du cervelet. M. Aekermann, il est vrai, avance *,
qu’à l’âgé de deux ans la proportion du cervelet avec le cerveau est la
même qu’elle sera tout le reste de la vie ; mais ce professeur a quelque
propension à construire le monde plutôt d’après son sentiment intérieur
que d’après les faits extérieurs. Ceux qui compareront les cerveaux
des enfans de quatre ans, de sept, de dix et même des jeunes
gens jusqu'à seize ans, se convaincront au premier coup-d’oeil que
leur cervelet est proportionnellement plus petit que chez les adultes.
S’il se rencontre une exception, elle tient à l’organisation particulière
de l’individu.
Dans la règle, le cervelet des hommes et celui des animaux est
visiblement plus petit chez les femelles que chez les mâles. Cette différence
suffit presque toujours pour faire distinguer les uns des autres
les cerveaux des deux sexes, lorsqu’on en compare plusieurs en même
temps. On ne doit cependant pas. oublier que cette différence n’est
qu’une règle, l’état ordinaire, et quelle ne constitue pas une loi immuable
ou un phénomène constant.
■ L.u.p. 77.
* L. C. S. 1 35.
Pour que nos lecteurs puissent se faire une idée claire de la position
et de la structure intérieure et extérieure du cervelet, ils feront
bien de regarder les planches dans l’ordre suivant : la planche VIII
représente la position du cervelet dans le crâne, et sa surface extérieure
latérale ; la planche IX fait voir sa position dans le crâne, la
coupe verticale par le milieu de la partie primitive ou fondamentale
et lès feuilles des hémisphères du cervelet, qui entourent cette partie
primitive ; la.planche IV montre la face inférieure , et la planche XVI
la face supérieure. Sur la planche Y , A, la coupe fait voir l’accroissement
du faisceau e e dans le ganglion s, et la ramification éri couches
des fibres nerveuses. La planche X représente dans le crâne
une coupe, semblable, mais dirigée moins en avant vers l ’intérieur.
Dans la figure de la préparation, B de la planche VI, on a enlevé
la partie primitive et les feuilles qui sont visibles en A. On voit
planche XII dans le crâne une coupe plus profonde que celle de B de
la planche VL
La grande commissure des hémisphères du cervelet est figurée en
entier planche IV. Cette planche et la planche III font voir la différence
ordinaire entre l’homme et les animaux mammifères. Les planches
VIII et X en indiquent la position dans le crâne. Planche Y,
A , on voit en f comment les filets transversaux de la commissure
du cervelet se portent à travers et par dessus les filets longitudinaux
des pyramides. On reconnoit sur la planche XIII la différence
d’une coupe verticale A ), et d’une coupe horizontale , B. La connexion
supérieure ou inférieure de la partie primitive ou fondamentale
et de l’ensemble de la masse des nerfs est figurée planche XVII
B. Les planches IV et X représentent des cervelets de femmes ,
et les planches VIII et XI des cervelets d’hommes. En comparant ces
planches on reconnoîtra aisément la différence qui existe ordinairement
entre les cervelets des deux sexes.