
du cervelet. Ceux - qui n’ont pas oublié les lois des. autres systèmes
nerveux et qui se rappellent surtout que les filets nerveux deviennent
coniques à mesure qu’ils prolongent leur cours et quils sont augmentés
et renforcés par de nouveaux ganglions , reconnoitront facilement
combien les idées ordinaires sont en contradiction avec la marche
générale et régulière de la nature.’
Lieutaud voyant que les deux faisceaux (des corps restiformes) s a-
platissent en lames transversales , qui se divisent en un grand nombre
de feuillets, se distribuent dans le même sens à toute la masse du
cervelet, donne aux deux jambes qui lient le cervelet avec la prétendue
moelle allongée, le nom de racines du cervelet. Mais il avoit
probablement voulu par cette dénomination indiquer plutôt une ressemblance
qu’exprimer une idée conforme à la nature des choses.
Car il dit dans la même page 1 : « On peut dire que c’est la reunion de
toutes les fibres qui compose la substance médullaire du cerveau
et du cervelet, qui se confondent pour former la moelle de l’épine
dont la moelle allongée est le principe «.
Pour pouvoir embrasser d’un coup-d’oeil le cours entier du faisceau
nerveux du cervelet, la manière dont il est renforcé dans le ganglion,
et ses divisions en rameaux et en feuilles, il faut placer la pointe du
scalpel sur le faisceau primitif, à peu près dans le voisinage du nerf
auditif, et faire une coupe verticale exactement dans la même direction
que suit ce faisceau, en pénétrant dans un des hémisphères du cervelet.
De cette manière, la coupe ne passe pas précisément par le milieu
d’un hémisphère, mais se rapproche beaucoup de la ligne médiane,
de sorte qu’il en reste à peu près les deux tiers en dehors. PI. Y. B. 92.
Cette coupe partage le ganglion en deux parties égales. Si on fait la
coupe plus vers le dehors, on ne rencontre le ganglion qu’en partie,
ou même on le manque entièrement.
Dans plusieurs figures des planches X X V I I I , X X IX , X X X , et
X XX I, de son ouvrage, Vicq-d’Azyr a cherché à représenter la face
postérieure de la moelle allongée , le quatrième ventricule du cerveau,
les stries médullaires blanches dans le ventricule, la valvule de Vieus-
sens,,. et principalement le cervelet, ainsi que la connexion avec
les parties voisines. Mais ces figures ne peuvent satisfaire le connois-
seur : non-seulement elles sont en général inexactes et roides, mais
encore imparfaites dans bien des détails, et certaines parties n’y sont
nullement indiquées. La connexion du cervelet avec les parties voisines
et la ramification de ses filamens nerveux , sont surtout représentées
d’une manière défectueuse et inexacte. Nous allons indiquer quelques
défauts des figures les moins mauvaises.
Il est impossible de se faire, par la figure II, 18, 19 de la planche
XXVIII, une idée de la valvule de Vieussens, des cuisses du
cerveau qui y sont contiguës, et du quatrième ventricule. La paire
postérieure des tubercules quadri-jumeaux, 16, est trop grosse, relativement
à la paire antérieure i 5. La connexion de cette paire, i 5 ,
avec le corpus geniculatum externum, 12, i 3, et la connexion de la
paire postérieure, 16, avec le corpus geniculatum internum, 14, ne
sont nullement visibles. Nous ne parlerons pas de la glande pinéale qui
a été à dessein mise hors de sa position naturelle. Mais personne ne
pourra reconnoître le prolongement de la voûte entre les couches
optiques et au-dessous de la réunion des tubercules quadri-jumeaux.
On peut comparer aveo ces figures notre planche XV, où les mêmes
objets sont représentés.
Dans la figure III, de la planche X X IX , la paire postérieure des
tubercules quadri-jumeaux, 2, est plus grande que l’antérieure, 1 ; les
stries blanches, 7 , 8 , 9 , 10 ; la plume à écrire, 12 ; tout le quatrième
ventricule, et la face postérieure de la moelle allongée, 2 9 ,3o , sont
très-inexactes. Dans la moelle allongée on n’a pas même indiqué la
fissure médiane ; la ramification des filets nerveux du cervelet, n’y est
pas mieux que dans les autres figures,
Comparez à cela notre planche VI.
Dans Jes figures des planches XXX et XXXI on ne reconnoit nullement
la face postérieure de la moelle allongée, ni la structure du
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