
F ig. IV. Fissure antérieure séparée et déployée,
i. i. 1. 1. Bords latéraux.
a-a. Couclies de réunion des deux moitiés, situées au fond de la fissure
antérieure.
F ig. Y . Fissure postérieure séparée et déployée,
j; 1. 1. i. Bords latéraux.
a-a. Couches de réunion des deux moitiés, situées au fond de la fissure
postérieure.
F ig. VI. Coupe transversale dé la masse nerveuse cervicale.
a. a. Les deux moitiés de la masse nerveuse.
b. Fissure médiane postérieure.
c. Fissure médiane antérieure.
1-2 ; 1-2. Situation de la masse grise dans chaque moitié de la masse
nerveuse de la colonne vertébrale.
1. Sortie et écartement des racines antérieures des paires de nerfs.
2. Sortie et écartement des racines postérieures des paires de nerfs.
Oter la masse nerveuse de la colonne vertébrale , et la préparer*
paroissent aux anatomistes des opérations si désagréables et si difficiles,
qu’ils en conçoivent ordinairement de la répugnance pour examiner
cette partie importante du système nerveux. Certains procédés nous
mettent à même de terminer promptement ces opérations , et nous
font trouver l’examen de cette partie beaucoup plus aisé qu’on ne le
croit communément.
M. Chaussier, après avoir parlé de sa manière d’opérer pour les enfans
nouveaux-nés, continue ainsi' : « La préparation est plus longue et
plus difficile sur le cadavre d’un adulte : après avoir enlevé les muscles
qui sont sur la face spinale du rachis, avec une scie que l’on conduit
de bas en haut , c’est-à-dire du sacrum à l’os occipital, on coupe
d’abord d’un côté la portion annulaire de la vertèbre : on la coupe ensuite
de l’autre ; puis on enlève la série des apophyses épineuses qui restent
unies entre elles par quelques portions de ligamens. Si , comme il
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arrive souvent, l’ouverture n’est pas suffisante pour bien découvrir la
gaine méningienne, on l’agrandit en prenant un tronçon de lame de
sabre , que l’on appuie sur les parties saillantes des vertèbres et sur
lequel on frappe avec un marteau. La préparation se fera plus commodément
en plaçant le cadavre sur une table peu large , de manière
que la tête soit un peu pendante, ainsi que les membres inférieurs. On
doit toujourscommencer la section avec la scie dans la région lombaire,
et enlever de même la série des apophyses épineuses, en se dirigeant
de bas en haut »p ."
Notre méthode est beaucoup plus simple. Nous ne faisons pas usage
de scie, de ciseau , de lame d’épée, de marteau, etc. Nous ne nous
servons que de tenailles tranchantes. Pour les grands animaux , tels
que le veau, le mouton , le cheval, nous faisons couper et enlever
toute l’épine du dos. On peut, dans les amphithéâtres anatomiques
faire la même chose pour les cadavres humains , afin de faciliter
l ’opération. Après cela nous saisissons avec les tenailles les apophyses
obliques des vertèbres. Nous aimons mieux commencer par le haut
vers le cou; car lorsque la tête est coupée , on peut aisément avec
une branche des tenailles, pénétrer en dehors de la dure-mère dans
la cavité des vertèbres, pour saisir et détacher les apophyses. Quand
on dissèque des cadavres dont il n'est pas possible de couper et d’èn-
lever l’épine du dos, ou ceux des enfans , et des petits animaux
mammifères, nous coupons les muscles des deux côtés de la longueur
de l’épine du dos, et nous détachons les apophyses. Peu importe où
1 on commence. Dès qu’on a enlevé l’anneau semi-circulaire postérieur
d’une vertèbre, on trouve partout la même facilité à saisir les autres
apophyses.
Si l’on veut simplement enlever la masse des nerfs dé la colonne
vertébrale avec la dure-mère, on peut se borner à ôter la partie postérieure
des vertèbres dans le point des apophyses obliques, et
couper les paires de nerfs en dehors de la dure-mère ; puis on enlève
le tout. Si l’on veut connoître le cours des nerfs au-delà de la dure-
mère , il faut briser entièrement les apophyses. Si l ’on veut examiner