
primitive ou fondamentale. Les faisceaux fibreux qui reunissent la partie
supérieure des pyramides postérieures avec la partie inferieure de la partie
fondamentale, et la partie supérieure de cette dernière avec la masse
nerveuse voisine des tubercules quadri-jumeaux, n ayant pas été considérés
jusqu'à présent comme entièrement distincts et séparés des fibres
de réunion; et toutes ces fibres passant au-dessus delà partie supérieure
et inférieure de la quatrième cavité, on a très-improprement dannéà ces
épanouissemens fibreux le nom de valvules supérieure et inferieure, ou
bien de processus cerebelli ad medullam oblongatam, et de processus
cerebelli ad testes. Reil les appelle voiles médullaires, et il se demande
à quoi ils peuvent servir? « Tous deux, dit-il', sont adhérens aux
mêmes parties, ont une structure pareille, et doivent par conséquent
avoir la même destination. Ce ne sont point des valvules, car il n y a
dans cet endroit rien à fermer, et leur substance pulpeuse les rend
très-peu propres à remplir l ’emploi de valvulés*. Ce qui est certain ,
c’est que le voile médullaire postérieur est proportionné au développement
de la face postérieure et inférieure du cervelet. En effet dans le
cerveau des oiseaux la place de ce voile est à peine marquée par. une
ligne en forme de bourrelet très-mince; dans le cerveau des moutons
et des boeufs, cette ligne forme déjà une saillie membraneuse ,
et enfin dans le cerveau du cheval, la partie du milieu, adhérente au
tubercule ( du processus vermiformis ) , est surtout parfaitement développée.....
Ces deux voiles sont-ils les commissures des quatre bras du
cervelet avec le cerveau et la moelle épinière ? Ces bras sont tous
situés dans la quatrième cavité du cerveau, et composent une grande
partie de sa surface intérieure ; on y voit les deux bras anterieurs unis
par le voile antérieur , les bras postérieurs le sont par le voile postérieur,
et en outre les deux voiles médullaires sont unis entre eux dans
la pointe de la tente (l'intérieur de la quatrième cavité du cerveau j» .
Ce passage prouve évidemment que Reil; cet observateur profond,
attribue deux destinations différentes à ses voiles médullaires. Aussi
distinguons-nous toujours avec le plus grand soin ce qui compose proprement
les réunions ou les commissures d’un côté avec les parties
congénères du côté opposé , comme les fibres transversales , de ce
qui unit les parties du même côté, par exemple les filamens nerveux qui
se prolongent de la partie supérieure des pyramides postérieures au
cervelet, et ceux qui du cervelet vont gagner les tubercules quadrijumeaux.
L espace situé entre les faisceaux asceudans, les pyramides postérieures,
la connexion de ces faisceaux avec la partie fondamentale du
cervelet, et entre la partie fondamentale et ses filets communi-
quans avec les tubercules quadri-jumeaux, a reçu le nom de quatrième
ventricule. Une partie de sa structure a été connue d’Hérophile, qui
donna le nom de plume à la partie inférieure terminée en pointe ’.
Âuranzi en parle aussi comme d’une découverte qui lui appartient,
sous le nom de cisterna cerebelli. Nous avons déjà parlé de la substance
grise qui tapisse toute la paroi antérieure, du ruban gris ou du
ganglion du nerf auditif, ainsi que des filets nerveux blancs plus ou
moins forts et plus ou moins nombreux qui sortent de la ligne médiane
de cette cavité, et dont quelquefois les uns se joignent au nerf
auditif, d’autres pénétrent dans l’intérieur du cervelet," et d’autres
s’unissent à son plus petit lobule antérieur.
Observations générales sur le cervelet.
Il est certain que les filets nerveux du faisceaii primitif du cervelet
( corps restiforme J, prennent naissance dans la substance grise ; que
ce faisceau est renforcé dans le corps frangé par l’adjonction de nouveaux
faisceaux nerveux qui naissent dans la substance grise de ce
corps ; qu’ainsi le corps frangé est le véritable ganglion du cervelet.
Il est certain que tous ces faisceaux se ramifient dans leur cours
ultérieur en couches plus ou moins fortes, en rameaux et en feuilles.