
Nous arrivons à présent à la formation du lobe postérieur et des
circonvolutions situées au bord supérieur de chaque hémisphère-, vers
la ligne médiane du cerveau.
Les corps olivaires ne sont qu’un ganglion, de même que le corps
frangé du cervelet. Si on le coupe , où y voit la substance grise et la
substance blanche distribuées de là même manière, PI. XII. a. Il sort
de ce ganglion un fort faisceau qui monte avec les faisceàux postérieurs
du grand renflement (PI. XII. 70 ) derrière le ganglion ( f) du gros faisceau
fibreux ( g ). Tous les faisceaux montent, comme les faisceaux des
pyramides, entre les fibres transversales de la commissure du cervelet.
Dans .ce trajet ils acquièrent un renforcement qui est bien moins'
considérable que celui des pyramides ( 70. 70. 70. ). Au-dessus du
ganglion ils forment la partie postérieure et intérieure du grand faisceau
fibreux. Ils acquièrent leur plus grand accroissement à leur entrée dans
le grand faisceau fibreux parla masse épaisse de substance grise qui s’y
trouve, et qui, avec les filets nerveux qu’elle produit, forme un ganglion
assez dur , aplati dans le milieu, et inégal en haut et postérieurement.
Ce ganglion a jusqu’à présent été connu sous le nom de couches
optiques. Les lois d’organisation dont nous avons prouvé 1’uniformité
constante, et ce que nous avons dit à l’occasion du nerf visuel, démontrent
suffisamment que ce ganglion n’a rien de commun avec les couches
optiques. La couche nerveuse du nerf visuel, après avoir pris naissance
dansla paire antérieure des corps quadri-jumeaux, qui est son ganglion,
est seulement attachée à la surface postérieure externe de ce ganglion,
et il ne lui arrive de nouveaux filets que du corpus geniculatum exter-
num, situé sur le côté extérieur de ce ganglion.
Mais ce même ganglion est en raison directe avec les circonvolutions
qui y naissent ; ainsi les parties latérales et antérieures du cerveau sont
très-peu considérables chez la plupart des animaux , parce que les
circonvolutions latérales antérieures n’ont chez eux qu’un très-petit
volume. Au contraire la partie interne des couches optiques est beaucoup
plus grande chez les animaux que la partie externe ; c’est pourquoi
les circonvolutions du bord supérieur et postérieur de chaque
hémisphère sont chez eux plus considérables et plus nombreuses.
On trouve dans toute la substance grise de l’intérieur de ce ganglion
une grande quantité de filets nerveux très-fins qui tous vont en montant
PL XII. p. p. p . , et qui, à leur sortie au bord supérieur de ce
ganglion, se réunissent en faisceaux nerveux, divergens en manière de
flammes ou de rayons, PI. XII. S.S. S.
Les deux divisions de la masse nerveuse ascendante que nous venons
d’apprendre à connoître , c’est-à-dire la partie antérieure extérieure , et
la partie postérieure intérieure, se laissent séparer , soit en y soufflant
de l’air, soit en y injectant de l’eau. C’est entre ces deux divisions que
se prolongent les deux canaux ci-dessus mentionnés des systèmes nerveux
de la colonne vertébrale. Comme les faisceaux changent de direction
dans leur cours, de sorte que les postérieurs deviennent les intérieurs
, et les antérieurs les extérieurs , il en résulte que la direction
du canal produi t par le souffle ou par l’injection dans la masse cérébrale
ascendante, est conforme à la position de ces parties. Dans la
partie supérieure la ligne de séparation est courbe ; sa partie concave
est tournée vers la ligne médiane , et sa partie convexe l’est vers l’extérieur.
Dans l’endroit où les faisceaux nerveux sortent en rayons des
couches optiques pour entrer dans les corps striés PI. V. X. XII. ,
leur ensemble est réuni si solidement par le tissu transversal 3 q , que
toute séparation ultérieure de ces deux divisions de la masse ascendante
est impossible.
Les faisceaux radiés, à leur sortie de leur ganglion ( couches optiques
J , traversent un gros amas de substance grise, dont une moitié est
placée dans les cavités du cerveau, et l’autre à l’extérieur. Celle-ci est
entourée par les courtes circonvolutions du cerveau , indiquées plus
haut PI. V. 4a. 42- Les faisceaux fibreux prennent un nouvel accroissement
dans cet amas, de sorte qu’ils suffisent pour former les circonvolutions
postérieures, et toutes celles qui sont situées au bord supérieur
de chaque hémisphère vers la ligne médiane du cerveau.
Chez la plupart des animaux, la partie externe de cet amas de subs-
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