
rien au-delà de la partie mécanique ; il dériva toute la substance
médullaire de son centrum ovale ; il n’imagina pas que la formation
des fibres avoit lieu de bas en haut, ne soupçonna tien des lois du
renforcement des faisceaux nerveux par l’addition de nouvelles fibres
nerveuses produites par la substance grise. •
Vicq-d’Azyr voulut imiter la préparation anatomique de Vieussens.
Mais comme ilétoit pareillementdépourvu deprincipes physiologiques ;
qu’il dérivoit de haut en bas toute la masse médullaire ; qu’il ne racloit
pas les fibres , et qu’il espéroit faire des découvertes dans le cerveau
en multipliant les coupes, il coupa toutes les fibres, et ses préparations,
telles qu’on les voit PI. XXII et XXIII, n’offrent que des fragmens
informes de l’ensemble de l’organisation.
Les grands faisceaux fibreux des deux hémisphères sont donc en
partie une continuation et un perfectionnement successif des faisceaux
primitifs pyramidaux ; ils contiennent intérieurement dans toute leur
longueur une grande quantité de substance grise ; ils acquièrent par-la
un renforcement continuel , p a ro qu’il se joint toujours à eux de
nouvelles fibres. C’est à leur extrémité supérieure qu’ils reçoivent le
plus grand accroissement, dans l’endroit où le nerf optique se contourne
autour de leur surface extérieure.
Les filets nerveux et les faisceaux qui en sont formés, s’écartent du
grand faisceau au bord antérieur du nerf optique au point ou ce nerf
est attaché par une couche molle au grand faisceau ; ils se prolongent
en filets de longueur inégale qui s’épanouissent en couches, dont les
' extrémités sont couvertes de substance grise , et forment de cette
manière plusieurs parties séparées, connues jusqu’à présent sous le nom
de circonvolutions. . . . .
C’est ainsi, par exemple, que les circonvolutions inferieures et intérieures
du lobe moyen sont formées par les filets nerveux les plus ex •-
rieurs ( Planche V. B. entre q. t. u. et W- w. w. ). Si 1 on enlève le lobe
moyen du reste de la masse nerveuse, ce qui est tres-aise a effectuer,
parce qu’il est séparé du lobe antérieur par la fissure de Sylvius on
voit d’abord (PI. V. A. entre 39. 3g. 4o. ) | profondeur et 1 étendue
en arrière de cette fissure ; secondement on aperçoit ( 43"43 des circonvolutions
qui par leur peu de longueur, et par leur situation enfoncée
et intérieure, sont cachées entre le lobe moyen et les hémisphères,
et auxquelles jusqu’à présent on n’a pas fait attention. Les fibres des
circonvolutions du lobe moyen sont coupées en h. h. h. On voit en
troisième lieu , après avoir enlevé le lobe moyen , comment les fibres
nerveuses qui sortent de dessous le corpus geniculatum extemum, et
appartiennent à la partie q du grand faisceau nerveux , forment la partie
du lobe postérieur entre 4° et 41 • Enfin cette préparation montre que
les circonvolutions situées au fond de la fissure de Sylvius , sont les
mêmes filets nerveux qui sortent du grand amas de substance grise L .L .,
(la partie extérieure du corps strié).
Si l’on enlève dans le crâne la couche entière PI. V. A; entre 37 ,
S, VII-, 4o, 41 et II, il en résulte la préparation que l’on v o itp l.X I,,et
qui montre comment les circonvolutions situées le long de la région
médiane de chaque hémisphère, depuis la tempe jusqu’au milieu de la
fosse supérieure de l’os occipital, naissent de faisceaux situés plus avant
dans l’intérieur. Cependant il est à remarquer que cette préparation ne
montre pas seulement la continuation des fibres, des pyramides , mais
aussi l’épanouissement de quelques autres faisceaux primitifs.
Ainsi les pyramides , depuis le point de leur naissance dans la
substance grise , sont continuellement renforcées par cette même
Substance, jusqu’à ce qu’ayant atteint leur perfectionnement complet,
elles s’épanouissent dans les circonvolutions inférieures , antérieures et
extérieures des lobes antérieurs et moyens.
Les faisceaux primitifs de ces circonvolutions ( les pyramides ) sont
en proportion directe en partie avec les grands, faisceaux, en partie avec
leurs circonvolutions respectives, et en partie avec le ganglion où ils sont
tellement renforcés , qu’ils forment les deux tiers des grands faisceaux
fibreux. Or ces circonvolutions manquant, ou étant plus petites chez
les mammifères ( comparez les pl. III et X IY avec la pl. IV et autres )',
les pyramides , le ganglion, et les grands faisceaux fibreux , sont aussi
beaucoup plus petits chez eux.