
peu près droit. Ce n’est que vers l’extrémité inférieure, qu’ils se dirigent
en bas ou en arrière; PL I, fig. I , II.
Dans les mammifères, les moitiés antérieure et postérieure de chaque
renflement donnent naissance à plusieurs filets nerveux qui se réunissent
d’abord en un , PI. I, fig. III, l - i ; deux , k , trois, 2, et quatre
faisceaux, fig. IV, g, g, h ,h ; les faisceaux g, g , de la moitié postérieure
du renflement courent en avant, et ceux h, h , de la partie antérieure
en arrière. De cette manière les postérieurs et les antérieurs ,
PI. I , fig. III, 2 — fig. IV, 4. se rapprochent tous deux des fibres qui
sortent transversalement du milieu des renflemens, et ils passènttous,
tant ceux de la face supérieure que ceux de la face inférieure, par deux,
trois, et quatre ouvertures de la dure-mère. Ce n’est que dans la région
lombaire que tous les faisceaux commencent à aller en bas ou en arrière,
et ils suivent d’autant plus cette direction qu’ils sortent de plus bas ,
PI. I fig.III, k-1. Willis a déjà décrit cette disposition; et Blasius, ainsi
que Bartholin l ’ont représentée avec exactitude dans leurs figures.
Depuis lors on n’a pas donné à cet objet, dans l’anatomie comparée,
l ’attention qu’il mérite.
Dans l’homme on remarque une différence due à sa station droite ;
c'est que sur la face antérieure, il n’y a que les deux premières paires
des nerfs cervicaux, PI. II, fig.I* 29, 3o, qui aient un faisceau allant
de haut en bas, et l’autre de bas en haut. Toutes les autres paires de
nerfs se dirigent d’autant plus en bas, qu’elles naissent plus bas. Les
filets nerveux n’y forment pas non plus des faisceaux aussi nombreux
ni aussi distincts que dans les grands mammifères; c’est pourquoi ils
ne passent ordinairement que par une seule ouverture de la dure-
mère.
Sur la face postérieure, les deux faisceaux de la seconde paire des
nerfs cervicaux, PI.II, fig. II, 29, se dirigent déjà en bas; les filets présentent
des cordons plus forts, et leur nombre varie de trois à sept, qui
se réunissent ordinairement en un faisceau commun , et sortent rarement
par plusieurs ouvertures de la dure-mère. Très-souvent il passe
une branche communiquante d’une paire de nerfs à la paire voisine ,
surtout dans les nerfs sacrés et lombaires, et plus encore dans les cervicaux,
PL II, fig. Il, 24-27.
Huber et Haller croyoient que les racines postérieure et antérieure ,
sortoient par la même ouverture de la dure-mère; mais Blasius, Bartholin
, Diemerbroek, Soemmerring, etc., ont prouvé qu’elles sortent
par des ouvertures différentes.
Tous les petits faisceaux de chaque renflement, ayant passé par la
dùre-mère, forment, à plus ou moins de distance de leur origine, un
ganglion solide auquel le faisceau de la face antérieure est assez fermement
uni par le tissu,cellulaire, sans cependant y être entrelacé.
Coïter, Blasius, Huber, Winslow, Haller, parlent de cès ganglions
sans déterminer par quel faisceau ils sont formés, ou s’ils le sont par
tous les deux ensemble. Scarpa a démontré qu’ils n’appartiennent qu’au
faisceau postérieur. Cependant on rencontre assez souvent, surtout
dans le c o l, des entrelacemens des faisceaux antérieurs si fermes et
si rougeâtres que nous sommes tentés de les regarder comme des productions
gangliformes.
Les paires de nerfs se ramifient ensuite dans les muscles, dans la
peau, etc. Les nerfs des bras et des cuisses forment encore de forts
plexus, et tous sont accompagnés dans leur cours par la substance
grise '. Les anatomistes ont même trouvé quelquefois des ganglions
particuliers dans les nerfs des bras et des cuisses. Aucun endroit des
muscles ou de la peau n’étant insensible, et la surface de la peau
surpassant plusieurs centaines de fois en étendue les points de naissance
de toutes les paires de nerfs *, il est évident qu’ils doivent être
extraordinairement renforcés dans leur cours , pour pouvoir se répandre
sur tous les points de la peaus.
Quant à la grosseur proportionnelle de toutes les paires de nerfs de
la colonne vertébrale, de leurs racines et de leurs ganglions, il règne
à ce sujet une grande diversité dans les opinions des auteurs,
1 Sûemmerring, 1. c. p. 78.
, 1 Scemmerring, 1. c. p. 110.— Cuvier, I. c. p. 97.
5 Comparez notre mémoire, p. 79-84-
I. 9