
Du nerf glossopharyngien.
Le nerf glossopharyngien, PI. IV, 7, composé de plusieurs filamens,
tantôt réunis, tantôt séparés, sort en suivant la même direction que le
nerf vocal, PL IV, 6, précisément au-dessus de celui-ci, près la protubérance
annulaire. Girardi et Soemmerring font mention de quelques filets
qui proviennent, selon eux, du quatrième ventricule ; mais nous n’avons
pu les apercevoir. Les filamens, le plus souvent séparés à leur naissance,
se réunissent en un faisceau aplati qui sort du crâne par un canal tantôt
membraneux, tantôt osseux, au-dessous du plus petit lobule du cervelet
, et au-dessous du canal du nerf facial et du nerf acoustique.
Il s’unit au nerf vocal, au nerf facial et au sympathique. Il se ramifie
dans le constricteur du pharynx, dans le stilopharyngien, et dans les
muscles de la langne.
Les paires de nerfs que nous venons de décrire ont une conformité
entière avec les systèmes nerveux de la colonne vertébrale, en ce que
leurs filets naissent, sortent, se réunissent en un ou plusieurs faisceaux,
et passent par une ou plusieurs ouvertures de la dure-mère. On doit
également admettre qu’elles prennent de même leur origine, immédiatement
dans la substance grise, placée dans l’intérieur du point d’où elles
sortent. Par conséquent, ces nerfs ne sont ni des prolongemens, ni des
productions de la masse du cerveau.
Les nerfs dont nous allons maintenant nous occuper, ont cela de particulier,
que les filets qui sont successivement produits par la substance
grise, se réunissent, avant leur écartement, en un faisceau qui se dirige
distinctement en haut sur la surface, et qui est tantôt plus, tantôt
moins visible, suivant qu’il est plus ou moins couvert par lés faisceaux
voisins.
Du nerf abducteur.
Le nerf abducteur de l’oeil n’étantpas aussi grand chez l’homme, PL IV,
to, que chez un grand nombre de mammifères, PL III, 10, etse trouvant
D U S Y S T ÈM E N E R V E U X . I o 3
couvert par les pyramides qui sont assez considérables, il n’étoit pas
aisé d’y découvrir son origine. Quoiqu’on le connoisse depuis Eustachi et
Faloppe, les anatomistes sont encore divisés d’opinion sur le lieu véritable
de son origine, et n’ont à cet égard que des idées erronées,Portai '
pense que son origine est variable, et que par cette raison les auteurs
l’ont placée en différens points. Quelques-uns le font naître du pont,
Pl. IV, b, b, b , b, d’autres des pyramides, PL IV, i-c, d’autres de ces deux
endroits à-la-fois, d’autres enfin du sillon transversal entre les pyramides
et le pont. Si on l’examine dans le veau, dans le boeuf, dans le cerf, et
surtout dans le cheval, il n’est pas possible de s’y méprendre. Il monte
Pl. m , 5-IO , très-distinctement sous la forme d’un petit faisceau, tout
le long et à côté des pyramides, etse divise ordinairement derrière le pont
en deux faisceaux plus petits qui s’écartent l’un derrière l ’autre, PL III,
10, de la masse commune. Le pont ou la couche transversale des faisceaux
nerveux du cervelet étant beaucoup plus gros etplus large chez l’homme,
que chez les animaux que nous venons de nommer, souvent quelquespe-
tits faisceaux transversaux se trouvent superposés sur le nerf abducteur,
et alors il paroît naître du pont, et comme ses filets ne se détachent pas
tous dans le même endroit, on leur a assigné une origine différente.
Ce nerf se joint dans son cours au sympathique, et va se distribuer
dans le muscle abducteur de l’oeil.
Du nerf facial.
Depuis Eustachi, Faloppe, Varole, on décrit le nerf facial, PL IV,
1 1 , comme s’il sortoit des parties latérales du pont ; quoique Meckel *
ait vu venir quelques-uns de ses faisceaux des corps restiformes, Pl. IV ,
e , e. Soemmerring * dit : « La véritable extrémité centrale du nerf facial
n’est pas très-distincte ; du moins les filets que l’on dérive de la qua-
* Anatomie médicale. Tom. IV, p. 18g.
* Mémoires de Berlin. Tom. IX, p. 70.
’ L. c. p. 207.