
poursuivre sans relâchenos recherches,en yjoignant quelques
procédés mécaniques, pour arriver au point où
nous nous trouvons. G’est ainsi que nous avons au moins
réussi, non sans peine, à trouver et à~ mettre au rang
des connoissances stables quelque chose de ce que l’esprit
humain peut découvrir sur la structure, l’arrangement,
la connexion et les rapports des diverses parties
du cerveau, sur l’usage de ses deux substances, de
même que sur l’origine et la direction de ses filets nerveux.
Nous croyons avoir ramené par là l’ordre, l’unité
et la vie dans une étude où il y a eu jusqu’ici tant de
désordre. Là où l’on ne voyoit que des formes et des
fragmens mécaniques, nous montrerons des appareils
matériels pour les fonctions de l ame. Sans nous arroger
d’approfondir le principe essentiel des facultés, nous
démontrerons néanmoins les conditions corporelles auxquelles
ces facultés se trouvent subordonnées dans cette
vie.
Ce n’est que lorsque les anatomistes pourront en
faire autant à l’égard de chaque phénomène de la vie
animale, et qu’ainsi l’anatomie et la physiologie seront
fondues l’une dans l’autre, que la connoissance du système
nerveux aura atteint son plus haut degré de perfection.
Voilà pourquoi Reil pense, « que l’anatomie n’est
pas une science particulière, mais une partie de la physiologie
ayant pour objet la forme et la structure des
organes dont la connoissance est indispensable pour expliquer
les divers phénomènes du corps des animaux $,
A la vérité l’on a prétendu que notre doctrine sur la
structure du cerveau , n’a point de liaison nécessaire et
immédiate avec notre doctrine sur ses fonctions et l’influence
de la grosseur proportionnelle de ses diverses
parties 5 que tout Ge que nous avançons sur la structure
de ce viscère pourroit également être vrai ou faux sans
que l’on en put rien conclure pour ou contre notre
physiologie. Mais par là l’on sépare de nouveau l’anatomie
de la physiologie, et l’on détruit tous les rapports
des organes avec leurs fonctions. Il paroit néanmoins
que l’on n’entendoit faire l’application de cela qu’à notre
anatomie et à notre physiologie, pour n’être pas forcé
de reconnoître nos découvertes physiologiques dans le
cas où l’on ne pourroit plus combattre celles que nous
doit l’anatomie. En effet, les auteurs de cette assertion,
MM. Portai, Sabatier, Cuvier, ont, à l’exemple de
Willis, Haller, Prochaska Vicq-d’Azyr, Soemmerring,
disséminé dans leur anatomie du cerveau et des nerfs ,
un grand nombre d’observations physiologiques et pathologiques.
Les mêmes hommes reconnoissent que le
cerveau est l’instrument immédiat de l ame, qu’en conséquence
son examen anatomique est très-important ; ils
croient que l’on ne peut expliquer la perte de quelques
facultés intellectuelles en certains cas, qu’en admettant
que le cerveau est composé de plusieurs organes partiels;
ils conjecturent que les parties les plus petites du cerveau,
tels que l’entonnoir , les corps mammillaires, la
glande pinéale, etc., ont leurs fonctions particulières ;