
trième cavité du cerveau ne sont ni constans ni frappans. » Il fait naître
la plus grande partie de ce nerf derrière le pont entre l ’abducteur et
l’acoustique, tout près de ce dernier; il n’y a que la plus petite partie
qui lui paroisse naître du pont.
L ’anatomie comparée résout encore ici tous les doutes. Chez les animaux,
par exemple le cochon, le mouton, le veau, le cheval, le chat,
chez qui le pont de Yarole est étroit, PI. III, b , b , tous les filets du nerf
facial,PI.ni, 1 1 , s’écartent en arrière de cette protubérance annulaire.
11 monte, sous la forme d’un faisceau assez large, entre les corps oli-
vaires et le glossopharyngien, vers une bande transversale que l’on observe
, PI. IH, d , d , chez ces mêmes animaux, au bord inférieur du pont.
Il passe au-dessous de cette bande, la perce de part en part, afin de
s’écarter de la masse commune, près du côté interne du nerf acoustique,
PI. n i, g. Si, dans l ’homme, quelques filets du facial ou tous
semblent naître du pont, cela vient de ce que plusieurs filets transversaux
de ce pont sont placés sur ce nerf.
La sphère d’activité de ce nerf est très-étendue ; il se rend en général
sur toute la face, principalement dans les tempes, dans les oreilles,
et en partie dans l’occiput et dans le cou. Il communique avec les trois
branches de la cinquième paire, avec le glossopharyngien, le vocal,
l’accessoire, et le sympathique.
Il explique les mouvemens des muscles de la face, quand on rit ou
quand on pleure ; les douleurs que l’on ressent aux côtés de la tête et
aux oreilles, lorsqu’on a mal aux dents; les accidens causés par une
dentition difficile, par exemple, le rire sardonique ou convulsif qui a
lieu dans le sommeil. Il explique aussi pourquoi un grand bruit soudain
fait fermer les yeux, et pourquoi la frayeur, la colère, font subitement
pâlir et rougir le visage, etc, *.
Du nerf auditif
Yarole faisoit encore naître du pont le nerf auditif ou acoustique,
PI. IV, g. Sur la paroi antérieure du quatrième ventricule du cerveau,
on voit des stries médullaires blanches, PI. V I , 31, que Piccoluomini a
le premier regardées comme l ’origine du nerf acoustique. Quoique Pro-
chaska’ et Soemmerring aient dit que quelquefois les filamens médullaires
n’arrivent point au nerf acoustique, mais qu’ils s’enfoncent dans
les pédoncules du cervelet, cependant la première opinion a été géné-
îalement admise et maintenue. Dans plusieurs individus, ces stries sont
presque imperceptibles; dans d’autres, elles sont nombreuses et très-
visibles. Elles varient de chaque côté; d’un côté elles sont quelquefois
plus nombreuses, plus larges,-que de l’autre; tantôt elles sont rangées
en rayons, tantôt en forme de pinceau, tantôt elles sont parallèles ; souvent
elles sont placées plus haut d’un côté que de l’autre ; quelquefois
elles forment de petites bandes j ou bien elles sont arrondies et tressaillantes.
Elles sont séparées, par un sillon, dans la ligne médiane du
quatrième ventricule, P l.VI, «. Nous n’avons pu apercevoir l’entrecroisement
des filets du côté droit et de ceux du côté gauche que Portai *
dit avoir observé.
Il est certain que souvent quelques-unes se réunissent au nerf auditif;
mais d autres vont en partie dans les lobules antérieurs, d’autres s’enfoncent
dans le milieu même du cervelet.
Dans les mammifères, quand même ils ont un nerf acoustique,
PI. III,g, beaucoup plus fort que l’homme, ces stries médullaires blanches
manquent entièrement, comme les frères Wenzel l’ont observé
ainsi que nous. On peut donc avancer, avec assurance, que plusieurs
filets du nerf auditif tirent naissance de la substance grise, assez abondante
dans le quatrième ventricule. Cette substance grise est plus rare
chez l ’homme, et forme une élévation allongée, le ruban gris, PI. V I ,
8; dans le mouton, PI. VII, 8, le cochon, le cheval, le boeuf, cette’
élévation est de la grosseur d’un pois. Elle est par conséquent un véritable
renflement, lieu de naissance ou ganglion du nerf acoustique qui
* Op. minor. Tom. I, p. 388.
* L. c. p. 189.