
cervelet. On n’aperçoit nulle part la fissure médiane de la moëlle
allongée, et encore moins les faisceaux particuliers.il y a un défaut
capital dans la figure III, 20, de la planche X X X I , où le ganglion du
cervelet est dessiné beaucoup trop en dehors, trop près du bord antérieur
, et trop loin de la moëlle allongée.
Des filamens nerveux rentrans ou corner gens, ou de la
réunion ( commissure ) du cervelet.
Nous avons vu jusqu a présent que les filets nerveux du cervelet, avant
d’entrer dans le ganglion et après en être sortis, s’écartent toujours
davantage les uns fies autres, et s’épanouissent graduellement en couches
et en feuilles, que par conséquent ils occupent une circonférence
toujours plus grande. Mais il y a encore un autre ordre de fibres
nerveuses qui n’ont pas de connexion immédiate avec le faisceau primitif,
ni avec le ganglion ou l’appareil de renforcement. Ces filets sortent
de la substance grise de la surface, se portent dans diverses directions,
entre les filets divergens, vers le bord externe antérieur, et
forment ainsi une couche fibreuse, large et épaisse. Considérés dans la
station droite de l’homme , les filamens transversaux postérieurs et
médians passent transversalement par des faisceaux longitudinaux ,
placés dans l’intérieur de ce gros renflement; les filamens antérieurs se
placent en avant de ces faisceaux longitudinaux , comme une couche
fibreuse, et tous se réunissent dans la ligne médiane avec les faisceaux
congénères qui sortent de la même manière de l ’autre hémisphère du
cervelet. Par conséquent cet arrangement unit les deux hémisphères du
cervelet ; c’est pourquoi nous appelons l’ensemble de ces faisceaux
transversaux, la commissure ou la réunion du cervelet. Varole l’a
désigné sous le nom impropre et mécanique de pont ; parce que lorsque
le cerveau retiré du crâne est placé sur sa face supérieure , 1 ensemble
de ces fibres présente la figure d’un arc ( PI. IV, b , b J , qui
passe d’un hémisphère à l’autre. D’autres auteurs l'ont appelé la protubérance
annulaire, quoiqu’il ne forme qu’un anneau semi - circulaire;
et comme on croyoit qu’il s’opéroit en cet endroit une mixtion
intime de la substance médullaire du cervelet et du cerveau, on don-
noit à tout cet appareil le nom de noeud cérébral ( nodus cerebri J.
M. Chaussier, en le considérant comme un point d’union , ou un
centre formé par le concours des différentes parties de l’organe encéphalique,
l’a appelé mésocéphale.
La grandeur de cette commissure est en raison directe de celle des
deux hémisphères du cervelet ; ainsi que -le faisceau primitif, le ganglion
et le cervelet sont dans les mêmes rapports entre eux. Le cervelet
de la plupart des mammifères étant beaucoup plus petit que
celui de l’homme, les filets de la commissure ne sont pas aussi nombreux
, et par conséquent cette commissure ou cette couche transversale
doit être plus petite. Il en résulte que chez tous ces mammifères,
par exemple chez le cheval, Chez le boeuf, chez le chien, dans toute
la famille des chats, etc., la moitié inférieure de la grande commissure
du cervelet manque entièrement ; or cette moitié inférieure couvrant
chez l’homme le nerf abducteur, le nerf du muscle supérieur
oblique de l’oeil, le mixte et le facial, ces paires de nerfs doivent
nécessairement être à nu dans ces espèces de mammifères, et ne pas
sortir, comme chez l’homme, du milieu des faisceaux transversaux de
cette grande réunion , mais immédiatement derrière elle. C’est par la
même raison qu’on observe chez ces animaux une bande transversale
qui s’étend d’un nerf auditif à l’autre, et qui chez l’homme est recouverte
parles filets transversaux du cervelet.
On voit clairement à présent pourquoi les anatomistes n’ont pas
trouvé le pont chez les poissons, les amphibies et les oiseaux; car ces
animaux n’ayant point les parties latérales du cervelet, les fibres nerveuses
convergentes qui forment la commissure, manquent nécessairement
chez eux.
Il existe au contraire chez tous lés animaux une commissure de la
partie primitive, indépendamment de la commissure des parties latérales.
Cette première commissure est formée par les couches fibreuses
molles et minces de la partie supérieure et inférieure de cette partie