
comme leurs duplicatures. Mais quelquefois des vaisseaux plus forts
passent immédiatement d’une circonvolution pardessus une autre , ce
qui rendrait le déploiement plus difficile. Alors nous portons les doigts
entre le gros faisceau fibreux et la bandelette festonnée pour pénétrer
dans les cavités postérieure et latérale , et nous les pressons doucement
contre leur contour externe. En faisant cette opération, on éprouve dans
toute l’étendue des cavités et à la base des circonvolutions , une légère
résistance produite par le tissu, dans l’endroit où les fibres sortantes et
rentrantes s’entrecroisent. Cet entrecroisement des deux ordres de
fibres est aisé à démontrer ; cependant on ne peut pas les détacher les
unes des autres sans en déchirer le tissu. On conçoit pourtant sans
peine comment cela peut être effectué parla pression lente, douce et
constante de l’eau, augmentée graduellement dans les. cavités du
cerveau. j
Lorsque l ’on a rompu ce tissu les circonvolutions ou duplicatures se
séparent facilement et sans destruction des fibres, et se laissent déployer
en une expansion membraneuse. Toute la face intérieure de cette expansion
consiste uniquement, comme dans les hydrocéphales, en fibres
nerveuses; elle est entièrement blanche, lisse et intacte ; la surface
externe est recouverte de substance grise.
Quand on coupe verticalement et en travers une circonvolution
jusqu’à la base , on peut, par une pression continue mais douce, séparer
• avec les doigts les deux couches fibreuses des circonvolutions ; et les
parois intérieures restent de même lisses dans cette manière d’opérer.
Si l ’on met dans la main une portion des hémisphères avec la païtie
convexe , et que l ’on détruise le tissu dans la base des duplicatures, on
p e u t , par un léger effort, détacher les deux couches des circonvolutions,
parce5 q u e lle s sont légèrement collées l ’une à l ’autre. Pendant qu’on
les détache en passant légèrement les doigts par-dessus, on aperçoit
toujours au point où la séparation s’effectue, un petit sillon , et en
même temps la direction perpendiculaire des fibres nerveuses et des
vaisseaux sanguins. Toutes.ces choses ne pourraient pas se présenter de
cette manière , si les circonvolutions ne consistoient pas réellement en
deux couches fibreuses qui ne sont pas adhérentes ni réunies par des
fibres transversales, mais simplement attachées par un tissu cellulaire
ou gélatineux, fin et lâche.
Sil’on coupe les circonvolutions dans le contour extérieur des cavités,
conséquemment en dehors du tissu, elles se laissent étendre aussi en
une surface plane, sans aucune destruction.
Si l’on fait durcir, dans l’alcohol ou dans l’acide nitrique ou muriatique
étendu d’alcohol, des tranches de circonvolutions , ou si on les
fait bouillir dans de l ’huile, les deux couches se séparent très-aisément,
et uniquement dans la ligne médiane ; on n’aperçoit sur lés deux faces
intérieures aucun vestige de fibres nerveuses déchirées , quoique l ’on
voie très-distinctement l’expansion fibreuse.
L’on nous a objecté que la séparation des fibres est possible dans
tous les points, et à côté de la ligne médiane'. Cela doit être ainsi,
parce que chaque couche est composée de fibres qui suivent la même
direction. On peut aussi séparer de cette manière les fibres de chaque
faisceau musculaire; mais la séparation des muscles places les uns à côte
des autres , s’opère bien plus aisément. De même les fibres sur les
côtés de la ligne médiane se raccourcissant toujours de plus en plus , et
s’enfonçant de chaque côté dans la substance grise, elles doivent, dans la
séparation, s’arracher de chaque côté d’autant plus vite qu’on l ’a commencée
plus en dehors sur les côtés.
Les expériences suivantes prouvent incontestablement que chaque
circonvolution est une duplicature de deux couches fibreuses, et que
ces deux couches ne sont pas adhérentes, mais simplement attachées
très-légèrement l’une à l ’autre.
Si avec un tube on souffle sur la coupe transversale d’une circonvolution,
on peut bien finir par détruire la substance grise et la substance
blanche , mais on n’opère pas la séparation des fibres, ni des deux
substances. Mais lorsque l’on souffle sur la ligne médiane , la circonvolution
ou la duplicature se fend de la base ausommetPl.X.enlI. i-3. Si
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’ Rapport, p. 42.