
plus en avant, ne peuvent pas, pour se joindre , sui\ re une ligne droite 5
mais les circonvolutions inférieures du lobe posterieur , PI. XIV , XV
F , se dirigent en avant et intérieurement , et les circonvolutions
inférieures antérieures du lobe antérieur , PI. XI V, X V I , XVII , 90 , se
dirigent en arrière , et intérieurement, afin de se reunir dans le repli
de la grande commissure.
C’est par la même raison que les filets de réunion des circonvolutions
supérieures des hémisphères se dirigent par derrière , PL X V I , X V II,
A. 81. en avant et intérieurement, et par devant, 83 , en arrière et
intérieurement ; ce n’est que dans la région médiane , 82 , que les
fibres suivent une direction transversale.
De c'ette manière le nombre des faisceaux qui se réunissent est plus
considérable dans l’extrémité antérieure et posterieure que dans le
milieu de la grande commissure; c’est pourquoi elle est plus épaisse
dans ses parties antérieure et postérieure, et l’est encore davantage
dans la partie postérieure que dans la partie anterieure, parce que les
lobes postérieurs sont plus considérables.
Les cavités se prolongeant dans les parties postérieures et anterieures
des hémisphères, entre les masses de réunion des circonvolutions
supérieures et inférieures, les anatomistes qui regardoient la grande
commissure principalement d’en haut, et dans le sens de sa longueur,
s’imaginèrent qu’en arrière et en avant elle sereplioit par en bas.
Vicq-d’Azyr a représenté la grande commissure du cerveau dans
toute,sa longueur par en h aut, PI. IV , par en bas , PI. XXIV ;mais
son origine lui étoit aussi peu connue qu’aux autres anatomistes.
Kous répétons que les réunions des parties du cerveau sont toujours
en proportion directe avec les parties auxquelles elles appartiennent.
Ainsi certaines parties du cerveau étant très-petites chez les oiseaux ,
leurs réunions doivent l’être également. Cette petitesse est cause que
dans l’anatomie comparée on n’a pas vu jusqu’à présent chez les oiseaux
diverses commissures, ni même le corps calleux , la voûte, et leuis
dépendances ; et on regardoit ces parties comme les signes Caractéristiques
du cerveau des mammifères '. Mais le type primitif est le même
chez tous les animaux. Dès qu’il existe une partie du cerveau, elle est
double, et chacune est mise en action réciproque avec la partie analogue,
par des filets ou faisceaux de réunion. Les différences de forme, de grosseur
et de direction des filets de réunion, ne sont que de simples modifications
du même appareil.
Le cerveau est donc, de même que tous les autres systèmes nerveux,
mis en connexion et en action et réaction réciproques avec les systèmes
antécédens, par des branches communicantes. De même que les diverses
parties de chaque système sont unies entre elles et avec les parties voisines,
de même les diverses parties de chaque hémisphère sont unies
entre elles, et avec les systèmes voisins. Toutes les parties du cerveau
sont engendrées, formées, et perfectionnées de la même manière que
les autres systèmes nerveux. Les parties analogues des deux hémisphères
ont, de même que les systèmes nerveux analogues de chaque côté du
corps, leurs réunions dans la ligne médiane. Qui, dans la conformité de
ces lois, peut méconnoître le caractère de la vérité ? Peut-on encore
préférer la méthode arbitraire , confuse et incohérente d’étudier le
cerveau, à notre méthode simple, sûre, et si bien suivie?
Des cavités du cerveau.
Plusieurs masses nerveuses du cervelet et du cerveau sont séparées
en divers endroits par des intervalles, connus sous le nom de ventricules
ou cavités du cerveau. On en compte cinq ; mais c’est mal à propos
que l’on admet dans ce nombre le cinquième ventricule, ou l ’intervalle
compris'*éntre les deux lames de la cloison transparente. On pourroit,
avec autant de raison ,donner le nom deventricule à la grande fissure de
Sylvius, qui se trouve entre les lobes antérieur et moyen, et à l’intervalle
situé entre les deux hémisphères du cerveau, ou à chaque enfoncement
que l’on voit de deux en deux circonvolutions. Les quatre