
pi. X V , au-dessous des circonvolutions, J. D.D. C. 70, des deux cotés,
jusques dans le lobe moyen.
Il sera plus difficile au lecteur qui ne peut pas voir les objets, P I.XV,
B. w. w. w , dans la nature, de se représenter la Conformation des
parois des grandes cavités que leur étendue et leur situation. Les parties
postérieures et latérales sont tapissées entièrement de- filets nerveux
convergens. On voit en bas de la partie moyenne, le grand ganglion
inférieur du cerveau, ( couche optique J vers la partie externe
une portion du grand ganglion supérieur ( corps striés ) ; en dessus
une portion de la grande commissure ( corps calleux), et vers la partie
interne, une portion de la voûte. Les parois des cavités antérieures
sont principalement formées du côté externe par la partie la plus épaisse
du grand ganglion supérieur ( corps strié); en haut par une partie
de la grande commissure du cerveau ; du côte interne par la cloison
transparente, et en bas, par les filets de réunion des circonvolutions
inférieures du lobe antérieur du cerveau ( repli antérieur du corps
calleux).
D’après cette structure des grandes cavités du cerveau, 1 hydrocéphale
peut-elle avoir lieu dans un seul hémisphère ? On petit à la vérité
se figurer comment une petite quantité de fluide s’amassera dans un
seul côté des parties postérieures et latérales de ces cavités ; mais une
hydrocéphale considérable d’un seul côté ne nous paroît guères possible
; et surtout lorsque l’accumulation a lieu dans les parties moyenne
ou antérieure de la cavité. Quoique nous n’ayons jamais observé le
trou de Monro (foramen Monroi) dans la cloison transparente, les
grandes cavités de chaque côté communiquant pourtant avec 1 intervalle
situé entre les grands ganglions inférieurs, il s’établit un libre
passage entre les intervalles des deux hémisphères, aussitôt que la
voûte a été unpeu écartée et soulevée par une quantité considérable
de fluide.
Nos expériences s’accordent parfaitement avec cette conformation.
Nous avons quelquefois observé dans un seul côté des amas d’eau peu
considérables, mais jamais de grandes hydrocéphales, lous les crânes
de fortes hydrocéphales que nous avons eu occasion d’observer dans
dilférens cabinets, prouvent que toujours les deux hémisphères avoient
pris de l’extension. Nous reviendrons à cet objet dans la physiologie.
De la structure des circonvolutions du cerveau, et de
leur déploiement ou déplissement.
Après tout ce que nous venons de dire sur le système nerveux en
général, et sur le cerveau en particulier, nous pensons qu’il est superflu
de répondre aux adversaires qui voudraient restreindre le mérite
de nos découvertes anatomiques au seul déploiement des circonvolutions
du cerveau. On s’est, par la même raison, principalement attaché
à combattre la possibilité de cette opération. Il est vrai que, pour comprendre
cette possibilité, il faut avoir une idée exacte delà structure
des circonvolutions, et cette notion exige la connoissance la plus profonde
de l’organisation du cerveau. Aussi regardons - nous ce fait
comme de la plus grande importance, et avec d’autant plus de raison,
que les circonvolutions nous paroissent être le complément et le but
de l’organisation du cerveau , et que cette structure nous fournit un
grand nombre d’éclaircissemens intéressans pour la philosophie et la
physiologie. C’est pourquoi nous l’avons traité avec le plus grand détail
dans notre réponse au rapport des Commissaires de l’Institut, depuis
la page i65 jusqu’à la page 306, et nous avons cherché parle moyen de
figures à le rendre plus facile à saisir. Nous allons nous en occuper encore,
et répondre succinctement à toutes les objections faites à cet égard.
Jusqu’à présent on s’étoit figuré, ainsi que nous l ’avons déjà d it,
que la membrane vasculaire s’enfonçoit en dilférens points dans la
substance médullaire du cerveau, pour y faire pénétrer le sang à une
plus grande profondeur, et que de là provenoient les inégalités, les
enfoncemens ou les anfractuosités et les circonvolutions.
Mais la structure du cerveau n’est pas aussi mécanique ni aussi accidentelle
; les circonvolutions sont le résultat d’un arrangement plus
important et mieux calculé. Dès que les faisceaux nerveux sortans et
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