
des environs alloit faire le voyage du Cap - R
vin t m’offrir ses services ; je les acceptai
avec plaisir, et le chargeai de remettre mon
petit trésor à M. le fiscal Boers. .Pétais convenu
avec ce dernier, que je lui ferois parvenir
tontes mes nouveautés, lorsque les
occasions s’en présenteroient. Par-là, je mettais,
dès le commencement de mon voyage,
beaucoup d’objets rares à l ’abri des accidens,
et ménageois de la place pour les autres.
Mes voisins me faisoient de temps en
temps des envois de légumes ou de fruits, et
M. Vanweyck, plus près de mon camp, sachant
que je vivois avec plaisir de laitage,
m’en envoyoit tous les soirs un seau, que
je partageois avec mes gens. Keès sentait
arriver le porteur de fort loin , et ne man-
quoit jamais d’aller au-devant de lui.
Depuis Swellendam jusqu’à Duywen-
h ock , les pâturages sont excellens, et les
terres, supérieures à celles du Cap,produi-
roient du blé en abondance ; mais les colons
n’en cultivent que ce qu’il faut à leur consommation,
et c’est uniquement en bestiaux
et en beurre qu’ils commercent avec le Cap.
On apperçoit bien encore quelques cantons
de vignoble • mais , comme le vin en est
mauvais, on n’en fait que du vinaigre ou
de l’eau-de-vie qui se débite dans le voisinage.
Le 27 du mois, je m’apperçus que la rivière
avoit baissé de beaucoup ; nous la traversâmes,
et n’eûmes rien d’avarié ; nous
passâmes de. même le Kromme-Hex, ou rivière
tortueuse du Sorcier, ainsi que le
Pett-Ripier, ou Rivière de Graisse, et gagnâmes
celle appelée Coffre Kuylls’ Ripier
( Rivière des Fosses des Caffres ), ainsi nommée
parce, qu’on y trou voit sans doute, autrefois,
de ces trous que pratiquent les sau-
! vages pour prendre le gibier , et que les colons
auront attribués anx Caffres, quoiqu’il
ne s’en trouve plus dans ce canton depuis
grand nombre d’années. I l seroit au reste
très-difficile , pour ne pas dire impossible ,
de saisir an juste l’étymologie des noms baroques
et souvent inintelligibles que les
colons hollandais ont donnés aux différentes
parties du pays qu’ils habitent. I l n ’a fallu
souvent que la rencontre d’nn animal, d’nn
oiseau, on même quelqn’événement arrivé
au moment où ils décou vroient ces endroits,
pour les déterminer dans le choix de ces
»oms. Aussi trouve-t-on dans la colonie,