
LE TOURACO.
jabot de celui-ci l’espèce de fruits dont il se
iiourrit plus particulièrement, c’étoit toujours
aùx arbres qui produisent ces fruits
que je m’adressois , soit que je voulusse les
tirer, soit que je me contentasse de leur tendre
des pièges.
Cet oiseau, agréable autant par la forme
que par ses couleurs et ses accens bien p ro-
: noncés, réunit la souplesse à l ’élégance ; tous
ses mouvemens sont lascifs , ses attitudes
j pleines de grâces. Sa couleur est d’un beau
verd-pré ; une belle huppe de la même cou-
i leur, bordée de blanc , orne sa tête; ses yeux,
I d’un rouge v if, sont couronnés par un sourcil
d’une blancheur éclatante ; les pennes
| de ses ailes sont du plus beau pourpre changeant
en v io le t, suivant les attitudes qu’il
■ prend, ou le point de jour sous lequel on
l’admire.
C’est mal-à-propos que les naturalistes ont
placé cet oiseau parmi les coucous $ avec
lesquels il n’a aucun rapport. Le coucou,
dans tous les pays du monde, est un oiseau
qui né se nourrit que de chenilles, d’insectes,
etc. et le touraco est frugivore.
Les coucous de tous les climats, ne pondent
jamais que dans le nid des autres oi