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paré en oiseaux, insectes, &c. et laissant
mon camp à la garde de mes fidèles serviteurs
, je me rendis chez M. Meulder, dont
nous nous étions considérablement rapprochés.
Chemin faisant, je revis mon ancien
camp de Pampoen-Kraal , et lui jetai un
dernier regard de complaisance. M. Meulder
se chargea de faire passer ma pacotille et de
nouvelles lettres à M. Boers, par la première
occasion. Je pris enfin congé de cette
vénérable famille que je ne devois plus rev
o ir , et je rejoignis mon camp.
Dès le lendemain, de grand matin, nous
grimpâmes la montagne, non sans beaucoup
de peines et de fatigues : mais ce ne fut
rien en comparaison de celles que nous
causa sa descente; j’en fus effrayé: quand
nous l’apperçûmes d’abord, chacun de nous
se regarda sans proférer un seul m o t ,
comme des gens pris au piège sans s’y être
attendus. Nous ne pouvions cependant demeurer
sur le pic ; il falloit bien descendre
d’un ou d’autre côté. Si nous nous sauvions
de Carybde , nous tombions dans Scylla.
Toujours persuadé que la patience et les
précautions triomphent des plus grands
obstacles, j ’ayois peine à croire que cette