
P R É C I S H I S T O R I Q U E nie;,c’eât nia patrie et le berceau de mon
enfance. Élevé par des parens instruits qui
— —J travailloient à se procurer par eux-mêmes
L ies objets intéressans et précieux qui sont
A partie hollandaise de la Guyane r sou- I^HL , -, ' -, • J répandus dans ce p a y s , pavois continueilemise
à la domination de la compagnie d’Oc-i^ML ,, , . ,
r ° ment sous les yeux les produits de leurs
cident, .e st peu„ t-ê. tre la moins connue desjja^cHqLuits itions ; je jouissois a mon ai. se d,e. ,leur
naturalistes,’ quu oiqu’elle soit sans contredit,c aLb.i net. ..t re. s-m. t.e,r essant. : j aurai , d-, ans l-,a
de toute l’Amérique .méridionale celle quif suite> occasion d’en parler. Dès mes plus
offre dans tous les genres les productions les jeunes annéeâ /ces tendres parens qui ne
plus curieuses et les plus extraordinaires, pouvoient un moment se détacher de moi,
Placée sous le climat brûlant d elà zone l ° r_ souvent exposés parleurs goûts à des voya-
ride, à 5 degres nord de la lign e , cette re-j ges lointains , à de longs séjours aux extré-
gion , encore enveloppee de la croûte des^ mités de la colonie, m’enimenoient avec
temps, recèle, si je puis m’exprimer ainsi, | eu x , et me faisoient partager leurs courses,
le foyer où la nature travaille ses exceptions | leurs fatigues et leurs amusemens. Ainsi
aux règles générales que nous croyons lui j’exerçai mes premiers pas dans les déserts,
connoitre: elle a, sur une étendue d’envi-| et je naquis presque sauvage. Quand la ra i-
ron cent lieues de cotes, une profondeur! son, qui devance'toujoursl’âge dans les pays
presqu’ilümitéejc’est-là que le fleuve Suri- brûlés, eut commencé à luire pour moi,
MAN promène ses eaux majestueuses. Sur J mes goûts ne tardèrent point à se dévelop-
rive gauche, à trois lieues de la mer, s’élève! per; mes parens aidoient, de tout leur pou-
P aramaribo, chef-lieu de cette vaste colo* v o ir , aux premiers élans de ma curiosité. Je