
fois , nous força de passer la nuit près, d’un
petit torrent appelé Drooge-P,ivier (Rivière
Seehe). Nos attelages étoient trop harassés
pour nous conduire plus avant ; les circonstances
ne nous permettaient pas non plus
de songer a faire de grandes marches* I l fallait
trop de temps, lorsque nous arrivions,
pour ranger le çarap, s’occuper des soins et
de la nourriture d’une centaine d’animaux,
faire bouillir les marmites pour un nombre
encore plus considérable de personnes, veiller
à la sûreté dé tqus ces individus , faire le
bois -pour les feux, et les entretenir toute
là nuit; ces détails devenoient bien pénibles,
et pourtant indispensables.
Ce soir-là, nos chiens s’avisèrent de vouloir
être nos. pourvoyeurs,- Le pays étoit
rempli de pintades ; au coucher du soleil,
tous ces animaux s’étoient perchés par centaines
pour passer la nuit sur les arbres qui
nous environnoient, Ils faisoient un caquetage
continuel et désagréable; mais il servit
du moins à quelque chose, et les oiseaux
mal-adroits se décelèrent eux-mêmes ; car
nos chiens, qui les, entendoient, se mirent
à courir et à aboyer aux pieds des arbres.
Les pintades auraient bien voulu fuir ; mais
la pesanteur de leur corps et la trop petite
envergure de leurs ailes ne-leur permettant
pas de prendre leur vol de dessus les arbres ,
obligées pour cela de courir quelques pas,
elles etoient obligées de s’élancer à terre ;
c’est dans ce moment que nos chiens les at-
tendoient au passage, et les démontoient d’un
coup de dent. Cette façon dé chasser nous
procura de ees animaux en quantité, sans
qu’il noua en coûtât une seule chargé de
poudre. Le lendemain, je Voulus employer
le même manège ; mais les pintades,; mieux
instruites par le sort de la veille, ne descendirent
point; au reste, un seul coup de fusil
produisit tôût l’effet que j’en avois espéré.
Pendant là h u it , quelques lions se firent
entendre dahs ld lointain. ;
Lén5-, après six Itóurcs de, marche, nous
arrivâmes à une grande et hellè rivière le
&ü7iâqg ( duDimanèfee )y pareé que les'pre-
hiiers^chlonà qui la découvrirent y arrivèrent
ce jour-là ; elle était a plein bord; le
temps'tournoit à la pluie f i a crainte d’être
encore arrêtés par un débordement nous fît,
prendre dé parti de la traverser sur déü radeaux
;je fis couper le bois, nécessaire ;poür
cette construction, et même èélui qùWhom