
ses sujets, à lui-même, comme je l ’a vois été
a plusieurs hordes de Hottentots , qui né
suspectoient ni ma foi ni mes services ;
j ’ajoutai que le gouvernement du Cap, à qui
je rendois un compte fidèle de tout ce qui
S’étoit passé sous mes yeux, s’empresseroit
de rétablir le calme dans son pays et la bonne
harmonie entre lui et les colons.
Après avoir ainsi endoctriné mes députés,
sur-tout ceux de mon camp, à qui jë
recommandois le plus grand secret sur quelques
autres particularités, dont je les fis
seuls dépositaires, telles, par exemple, que
la condition expresse d’amener avec eux
quelques Caffres, afin de juger du degré de
Confiance qu ils auroient en moi, et de vo it
jusqu’à quel point je pourrois leur accorder
la mienne , je leur remis quelques présens
pour le prince, et les congédiai ; ils me promirent
de se rendre bientôt à Koks-Kraal,
bù je devois les attendre ; chacun d’eux fié
ses provisions : ils partirent
Je me mis moi-même en route dans la
matinée ; après trois heures de marche, nous
trouvâmes Jes bords du Groole-Ï^is Rivier >
ou Grande rivière des Poissons • la chaleur
étoit excessive - la terre, de tous côtés cou