
rompre; ceux de mes gens qui l’accompa-r.
gnoiënt, ou de les trahir et de les assassiner
en chemin s qui l’empêchoit alors de cacher sa
marche, et de v en ir , à la .tête d’un parti nombreux,
fondreinopinémeht sur moi ;>et, par
un de ces coups de main trop usités dans la
guerre, m’effacer tout-à-coup de la liste des,
vivons? Je ne.cacherai point a mes lecteurs x
q u’avec le projet bien formé de vendre chèrement
ma vie, mes terreurs augmentoient
en proportion des soins que jeprenois cha-
. que-jour pour ma .défense ; maisà mesure que,
le moment du- départ de. ces envoyés s’éloi-
giioit, ma tête se trahquillisoit un peu • une
longue absence diminuoit le péril, of je finis
par me familiariser avec pes tristes idées.
l ’a vois, ordonné de dresser ma grande
tente. en dehors, à l ’une des. extrémités du
parc; je la fis entourer de cabanes postiches,
pour donner lé change à l’ennemi, comme
on l ’avoit essayé au JQyn-Vis-Rivier. A,
l ’extrémité, de ce parc5 opposée à ma ten te,
et dans ùri de ses. angles, nous pratiquâmes
unesëparation pour mes chevaux, une autre
pour mes moutons et- chèvres; près de là je
plaçai ma petite, tente, et je me proposois d’y
poucher;. nous exhaussâmes tellement tout
E N a F R I Q U E. y vq
l ’entourage du parc avec des arbres épineux,
qn’il étoit impossible qu’aucun animal fé-t
roce put le franchir; par pc moyen mes
troupeaux se trouvoient en sûreté dansee
quarre d’environ quarante pas suffisamment
libre et commode. Cette espèce de fort pou.-,
voit même, au besoin, me servir de retraite
pour moi et les. miens, ,et de là nous eussions
bravé deux mille Çafires.
Ces arrangemens, satisfirent tous mescpirn
pagnons , encore plus inquiets que leur chef,
et je lés vis peu à peu reprendre leur gaîté
naturelle, Nous ne négligions pas pour pela
]es accessoires d’usage ; aux approches de la
nuit, à cinquante pas de chacune des faces,
du parc, nous faisions de grandsfeux pour-
écarter les lions et les hiènesjjçous en allu-.
niions d’autres en porc auprèssde nous, afin
d’augmentep mies, sûretés ; toutes ces dispositions
réussirent à merveille ; je repris mes.
pccupations otdjnaires, et ne respirai plus,
que pour la chasse. Dès j,e premier, après-
dîné., j ’avois vu des yoipes de perroquets
traverser les aiçs pour aller s’abattre et boire'
à la rivière; je les observai,et, parvins à eu.
tuer un. C’étoit une espèce nouvelle,, et qui
p’a pas pté décrite. Sa taille apprçcjie dp pellp