
hiènes, quelques tigres, mais pas un seul
lion,
Le ciel s’épuroit de plus en plus, et sein-
bloit nous présager une vie aussi douce
qu’elle avait été triste et cruelle. La colline |
de Pamp a en-Kraql, où je veriois de placer
mon camp , rue plaisoit beaucoup. J’avois,
non loin de ma tente une petite éminence1
couronnée par un buisson de trente à trente* i
cinq pieds de diamètre. Les arbres et les ar-1
bustes, dont il étoit forme, avoient en crois- j
sant, tellement ; entrelacé leurs branches,
que le tout ne paroissoit offrir qu’un seul
cprps bien.épais et bien garni. J’imaginai de !
m’en faire ,un petit palais. Je fis tracer une
route jusqu’au centre. On élagua de côté et
d’autre, à la hauteur d’un homme, suffisamment
pour donner un passage facile; dans
le milieu de ce fourré, à force de travail et
de coups de haches, nous parvînmes à tailler
deux charmantes pièces d?un quarré par*
fait. Je fis placer j dans l’une, ma table avec
une chaise; c’était mon cabinet de travail:
j ’ornaiJa seconde des ustensiles de ma cuisine,;
ce qui n’empêcha pas qu’elle me serv
ît en même temps de salle à .manger, iCcs
deux pièces , naturellement plafonnées par