
volutions d’une république , ou la puérile
élection d’un syndic de village, partant d’un
même principe, se ressemblent également
par les effets.
Tels sont en général les Hottentots, connu^
aujourd’hui squs l e j i o m de Hottentots
du Cap, ou Hottentots des colonie^ ; il faut
bien se garder de les confondre avec les Hottentots
sauvages, que ceux-là nomment par
dérision JachalsrHottentot (1), et qui, fort
.éloignés de la domination arbitraire du gou-
verneqient hollandais , cop§je»ry§ùf -epcoré >,
dans le désert qu’ils habitent, toute» la pureté
de rieurs moeurs primitives.
Parvenu au point de mou ' voyage', où
n’ayant plus de, relation avec les derniers
que j e .laisse derrière moi, j ’arrive et m e
trouve au milieu, des seconds; iL n ’est pas
nécessaire que j’approfondisse et détaille ici
( l ) Hottentot à jakal, c’est-à-dire portant lè
jakal; parce que (les Hottçntots de la colonie, s’afftablant
des vieilles hardis des maîtres, qu’ils servent, et
se faisant une sorte d’iionnenr de s’habiller comme les
Européens / affectent du mépris pour ceux des déserts
qui portent le jakal;' qui n,’est, comme on le verra
plus loin , qu’un morceau de la peau de cet animal,
dont ils voileiit»leurs -parties naturelles.
toutes les différences qui les distinguent ;
pour donner une idée du caractère de ces»
derniers, et de ce que je dois attendre
d eux, il suffit d’une remarque, d’une seule
vérité d’expérience : par-tout où les sauvages
sont absolument séparés des blancs
et vivent isolés , leurs moeurs sont douces;
elles s’altèrent et se corrompent à mesure
qu ils les approchent 5 il est bien rare que
les Hottentots. qui vivent avec eux , ne deviennent
des monstres. Cette assertion r
toute affligeante qu’elle soit, n’en est pas
moins une vérité de principe qui souffre à
peine une exception.; lgrsqu’au nord du.
Cap je me suis trouvé sous» le tropique r
parmi des nations très-éloignées , quand je
voyois des hordes entières m’entourer avec,
les signes de la surprise, de la curiosité la
plus enfantine, m’approcher avec confiance,
passer la main sur ma barbe, mes
cheveux, mon visage : «Je n’ai rien à crain-
» dre de ces gens, me disois-je tout bas ;
» c’est pour la première fois qu’ils: envisa-
» gent un blanc ».
Je me suis livré à cette digression d’àu- *
tant plus volontiers, qu’il étoit intéressant
de fixer les regards sur cette partie plus sé