
fond ; il est facile à des bâtimens pins foiblcil
de pénétrer pluâ ayant, vers le fond de lai
baie , et même jusqu’à là petite île del
<3chaapen-Ëyland (île des Moutons), qui
met à l’abri de toute intempérie. On nel
trouve j à la v é r ité , à Saldanha, qu’unel
seule fontaine , dont l’eau est saumachel
pendant les chaleurs de l’été, et tarit très-l
souvent dans cette saison ; mais, dans les|
mauvaises moussons, elle change de nature,
devient excellente et très-abondante, par la
quantité d’eau de pluie qu’elle reçoit dans
son bassin. Les colons des environs apportent
aux navires qui séjournent dans cette
baié des provisions de toute espèce , èt
beaucoup meilleur marché qu’à la ville; del
telle sorte enfin qu’un navire venant d’Eu-1
rope, contrarié par les vents du sud-est qui I
l’empêchent d’arriver à la baie de la T able,
peut gagner celle de Saldanha, certain d’ÿ
trouver des rafraîchissemens en abondance,
La compagnie entretient, dans cette baie,
un poste de quelques hommes j sous les
ordres d’un caporal-commandant q u i, dès
qu’il apperçoit Un navire y pénétrer, envoie
par terre un exprès pour en donner I
avis au gouverneur. Ce poste est situé sur
L rive droite de la baie : on l’apperçoit
aussi-tôt qu’on a dépassé l’île des Moutons ,
et c’est près de la maison du commandant,
Bjue se trouve la fontaine dont j’ai parle.
I.Les cachalots, espèce de baleine que les
Hollandais appellent noord-haaper > abondent
et jouent continuellement dans ce bas-»
sin. Je leur ai souvent envoyé des balles ,
lorsqu’ils se leyoient droit au-dessus de la
mer ; il ne m’a jamais paru que cela leur fit
le moindre effet. Nous trouvâmes une prodigieuse
quantité de lapins dans la petite île
des Moutons, ainsi nommée parce que le
commandant y faisoit engraisser ces animaux.
Elle devint notre garenne. O’étoifc
une bonne ressource pour nos équipages.
Ces lapins sont absolument de la même espèce
que celle que nous avons en Europef
et en sont même originaires, ce pays n’en
possédant point, avant l ’arrivée des Européens.
1 Le gibier de toute espèce fourmille dans
les environs. On y trouve principalement
des petites gazelles, nommées steen-boch, et
toutes celles dont j ’ai parlé. On y voit aussi
des perdrix et du lièvre; l’embarras de monter
ou de descendre continuellement dans les