
l ’attendrissement succéder aux glaces j
l ’effroi. Mon coup de fusil fut un signal
joie ; je me vis à l ’instant entouré des ïujfenj
et pressé dans les bras de mon cher Rai
avec des étreintes sî viv e s, qu’il ne pouvoii
se détacher de mon corps. Ce fidèle garçoi
baisoit tour-à-tour ma figure et mes vête,
mens; ses camarades eux-mêmes, pénétré
de regrets et dans une attitude suppliante
tendoient les mains vers moi comine ’pois
implorer leur pardon. Je pris soin de le
consoler. Je jouissois trop pleinement pou
oser troubler cette scène attendrissante p
de belles paroles çt dès reprochés inutiles;
Depuis ce jour heureux de ma vie , ôù jï
connu la doucèür d’elfe aimé purement
sans aucun mélange xÉintérê t , ïè bon KIas]
fut déclaré mon égaf, môn frère, le cont-j
dent de tous mes plaisirs, de mes disgrâces,
de toutes mes pensées ; il a plus d’une fois
calmé mes ennuis et ranimé mon courage
abattu. S i, dans la suite, il montra quelques
marques de foibïesse dangereuses et
contraires au bon ordre que j’avois établi]
parmi nous, ce témoignage de son attachement
lui valut trop d’empire sur moi,
pour que je me fusse permis de me moiï-j