
Jes feuillages d’une épaisseur impénétrable,
Soient pour moi"un abri charmant, d’une
fraîcheur délicieuse^ lorsque-tout ¡harassé ?
couvert de sueur, et. de poussière, après,ma
chasse du matin , j ’y venois me dérober à
la chaleur du jour et aux atteintes dévorantes
du soleil. Quand la fatigue avoit aiguisé
mon appétit, quel repas exquis ! Quand la rêverie
s’emparait de mes sens, quelles tendres
méditations ! Quand le sommeil venoit m’y
surprendre, quel repos voluptueux et doux!
Grottes somptueuses de nos financiers , jardins
anglais bouleversés vingtfiois avec l ’or
du citoyen, pourquoi vos îniisséaux, vos
" cascades , e fvos montagnes, et vos jolis che-
1 miris tortueux , et vos ponts détruits, et vos
; ruines ; et vo s marbres, èt toutes vos belles
f inventions viennent-ils flétrir l ’amè et fati-
i guer les y eu x , quand on a connu la salle
verte et toute naturelle de Pampoen-Kraal ?
Quoiqu’il dût m’en coûter d’abandonner
cette aimable solitude, il fallut cependant
s’y résoudre. Je me mis, un j o u r , à parcourir
tous les environs , afin de reconhoître
qnellè route je pourrois tenir ; qui fû t du=
moins praticable et sûre. Je trouvai, à une;
lieue de ! distance de mon camp, un torrent