
ces légions innombrables d’oiseaux, que no J
avions principalement affaire aux femelles«
puisque c’étoit le moment de la ponte. Elle$B
avoîent des nids, des oeufs et des petits «
défendre. C’étoient des barpies acharnéesB
contre nous. Leurs cris nous ass ourdis s oient«
Souvent elles s’abattoient à plein vol, et non J
rasoient le nez. Les coups de fusil redoublés«
ne les épouvantoient point ; rien n’eût étêB
capable d’écarter ce nuage. Nous ne pouvions«
faire un pas sans écraser des oeufs ou des«
petits • la terre en étoit jonchée.
Les cavernes et les crevasses des roches«
ètoient habitées par des phocas et des morsM
espèces de veaux marins. Nous y trouvâmes I
aussi plusieurs lions marins , dont nousB
eûmes le bonheur de tuer l’un d’eux', quil
étoit monstrueux.
Les plus petits abris servoient de retraite I
aux manchots, qui foisonnoient par-dessus«
toutes les autres espèces. Cet oiseau, d’en-B
viron deux pieds de hauteur, et que l’on*
nomme au Cap très- improprement pin-m
gains „ ne porte point son corps comme lesI
autres oiseaux 5 il se tient droit perpendicu-B
lairement sur ses pieds; cela lui donne unB
air de gravité d’autant plus ridicule , queB