
l'es descriptions détaillées des trois espèces;
d’indicateurs qui me sont connues.
Mon Hottentot Klaas, en revenant de la
chasse, m’apporta un aigle qu’il avoit tué (1);
ç’étoit une espèce que je n’avois pas encore
vue, et qui n ’est décrite par aucun auteur; je
le récompensai dignement, et lui donnai
double ration de tabac, non que je dusse
être généreux envers un homme que j’affec-
tionnois de prédilection, et à qui il m’eût
été cruel de refuser la plus, légère faveur,
mais pour exciter, par cet exemple, tous.,
mes gens à me faire quelques découvertes.
Cet oiseau, entièrem ent noir, me scmbloit,
par son caractère, tenir autant du vautour
que de l ’aigle ; mais, j ’ai reconnu qu’il en
diffère par ses moeurs * au surplus l’analogie
est grande dans tout le reste ; car, au besoin,
l ’aigle devient vautour, c’est-ù-dire ques,
pressé par la faim, s’il ne se présente rien
de mieux pour l ’instant, il se jette aussi bien,
qu’aucun autre oiseau de proie sue une charogne
empestée, et c’est une erreur grossière
.d’imagjner qu’il pe v if que de sa chasse.:
* (i) Voy.e? l’Histçh/e natai’elfe d!ûhique,
iv°. 6.
lorsque je fai s ois répandre les débris des
gros animaux que nous avions tués, pour
attirer les oiseaux carnivores, les aigles, les
pigrièches même arri voient à la curée tout
aussi bien que les vautours.
Je demande bien pardon aux poètes anciens
et modernes, de dégrader ainsi la noblesse
de ce fier animal ; il est affreux, je
l ’avouerai, de voir cette sublime monture
du puissant maître des dieux, s’abattre honteusement
sur les restes épars d’une charogne
infecte, et s’y repaître à son plaisir !
Le 18, nous passâmes une partie de la nuit
à faire le coup de fusil, pour écarter encore
nos deux lions, et la troupe vorace des hiè-
nes. Je ne m’endormis que fort tard; àmOn
ré v e il, quelle fut ma surprise de me voir
entouré an milieu démon camp d’une vingtaine
de sau vages Gonaquois ? Cette visite
et ses suites méritent de plus amples détails.
Le lecteur, dans ce simple récit, puisera plus
de vérités sur l’état positif d’un sauvage
d’A frique , que dans tous les discours des
philosophes..
Le chef s’approcha pour me faire son.
compliment ; les femmes, dans toute Jour
parure,ingrchpientderrière lui:ellesétoient