
qu’il leur rend, me demandoient grâce pouf
lui ; c’étoit une espèce nouvelle à joindre à.
ma collection, je l’abattis : il est du genre de
Y indicateur connu ; mais plus grand et différent
par son plumage, il formera une se-»
’ponde espèce.
J’ai fait pins par la suite ; j’ai tué trois dif?
férentes espèces de ces oiseaux, tous également
indicateurs.' .
Les sauvages dé l’Afrique les. connaissent
bien, et les. ménagent comme des divinités ;
ces oiseaux ne vivent que de miel ou dé
cire ; ce sont eux qui leur indiquent involontairement
lés. magasins où l ’on trouve
abondamment de l’un et de l ’autre.
Les naturalistes placent, 011 ne sait pour—
q u o i, l’indiçâtéur parmi les.cpucous : il ne
tient pourtant à ce genre que par la conformation
des pieds; et, différent par les autres,
caràptèrés physiques,, il l’est beaucoup encore
par ses moeurs. Au risque d’encourir
ranathême des scientifiques cabinets; , il faut
répéter sans cessé que les gros livres ne sont
rien auprès du grand, livré de la nature, et
qu’une erreur, pour avoir été consacrée par
cent plumes éloquentes, ne peut cçsser d’être,
i^ne erreur.
Cet oiseau n’est pas plus coucou que les
piçs, les barbus, les perroquets, les toucans,
pt toutes les antres espèces qui ont deux
doigts devant et deux derrière ; s’il de voit
être rangé dans un genre connu, il appar-
tiendroit plutôt à celui des barbus, parce que
c’est avec ceux-ci qu’il se trouve avoir le
plus d’analogie.
Je n’ai trouvé dans son estomac que de la
cire et du miel ; pas le moindre débris d’insecte
ne s’y faisoit ap per ce voir : sa peau est
épaisse, et le tissu en est si serré, que, lorsqu’elle
est encore fraîche, on peut a peine
la percer avec une épingle. Jé ne vois ' la
qu’une admirable précaution de l'a nature
q u i,l’ayant destiné àfiisputer sa subsistance
au plus ingénieux cíes insectes , lu i donna
une enveloppe assez forte pour le mettre à
l ’abri de sa piqûre.
I l fait son nid dans des creux d’arbres ; il
sé .cramponne sur leur tronc comme les
picS | èt eoùve ses oeufs lui-même : ce caractère
de ses moeurs suffit pour le séparer
total ement dés coucous, et en faire un nouveau
genre.'
On peut v o i r , dans mon Histoire naturelle
des Oiseaux. d’A frique, les figures et