
voient jusqu’à elle ; tout cela ne réussissant
point, je pris le parti de faire monter à cheval
l’un de mes Hottentots, et lui donnai
ordre de reprendre le chemin que nous venions
de faire, et de la ramener à quelque
prix que ce fût. Quatre heures s’étoient
écoulées quand nous vîmes arriver mon
commissionnaire à toute bride. I l portoit
devant lui sur l ’arçon de la selle une chaise
et un grand panier. Rosette cOUroitëhavant;
elle sauta sur moi et m’accabla de caresses.
Mon homme me dit qu’il l’âvoit trouvée à
deux lieues environ de notre halte , assise
sur là route, à côté de la chaise et du panier
qui s’étoient détachés de l ’équipage sans
qu’on s’en fût âppèrçu. J’avois ouï conter sur
la fidélité des cniens, des traits uon moins
extraordinaires que celui-ci ; mais je n’en
avois pas été le témoin. J’avoUe que le récit
de mon Hottentot me toucha jusqu’aux larmes
5 je caressai de nouveau Cette pauvre
bête, etcetté marque d’attachement q u ’elle
veUOÎt de me donnér me fa rendit encore
plus chère. Elle eût péri de faim sur la place,
ou sëroit devenue pendant la nuit la proie
du premier animal féroce qui l’aUroit rencontrée.
Les coups de fusil que j’avois fait