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passé je t de me suivre à la trace, lorsque,
quittant les chemins connus, je me serois
enfoncé dans le désert ; cet homme avoit
exactement rempli sa commission ; et, suivant
l ’empreinte de mes roues, elles l’av oient
conduit à tous mes divers campemens, et
de-là jusqu’à moi.
Avant de quitter le Cap, M. Boers m’avoit
promis que s i , pendant mon absence , il
jrecevoit pour moi des lettres d’E urope,
[quelque route quej’eussetenue, quelque lieu
que j’habitasse, il me les feroit parvenir ; ce
[respectable ami m’avoit tenu parole : dans le
[paquet que son Hottentot me remit de sa
part, j ’en trouvai plusieurs qui portoient le
timbre de France 5 c’étoient les premières
[nouvelles que je recevois depuis mon départ
[d’Eürope ; qu’on se figure mon impatience
[et le trouble de mes sens en prenant ces lettres
des mains de l’envoyé ! Dans l ’incertitude
de ce que j ’allois apprendre, j ’avois à
peine la force de les ouvrir ; on devine bien
[que je n’attendis pas que je fusse de retour
[au camp, pour me satisfaire. Elles étoient
toutes de mes plus chers amis, et de ma famille
; mon oeil les parcourut plus vite que
l’éclair; je.n’y voyois par-tout que des sujets
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