
terreitl compris entre la baie False et la ville
du Cap , mais sur-tout dans les environs de
Constance et de Niuwe-land f on trouve ce
charmant arbre qu’on y homme silwer blaa-■
deren ( c’est le protea argentea des botanistes
) ■ il paroît que, lors du séjour au Cap
du docteur Sparmann, cet arbre n’y étoit
pas en si grande quantité que dans le moment
actuel • car les colons ayant remarqué
qu’il croissoit très-vîte, en ont fartMes plantations
considérables qui leur sont devenues
d’une grande utilité pour le chauffage. J’ob-
serve que cet arbre ne se trouve dans aucun
autre lieu de la-colonie, pas même clalis le
pays des Namaquois, d’où M. Sparmann a
très-faussement supposé qu’on l ’avoit tiré ;
je puis assurer qu’il n’y croît pas , et je 11e
l ’ai vu dans aucun des cantons où j’ai pénétré.
Ainsi je crois qu’il a été rapporté
de quelqu’autre partie d’Afrique ou du
monde, quoique M. Sonnerat, dans son
dernier Voyage aux Indes , atteste qu’il
est le seul arbre originaire du Cap de
Bonne-Espérance ; il paroît que ce naturaliste
n y avoit jamais vu le mimosa nilo-
tica, qui y est très - commun, ainsi que
quantité d’autres espèces infiniment plus
c o n s id é r a b le s , et dont j e parlerai par la
.suite.
Les colonies Steîlen-bosch, Draken-stein,
1Fransche-Hoeck , la Perle , la Hollande
\hottentote, sont différens cantons situés entre
; le Cap et la grande chaîne des montagnes
¡qu’on apperçoit à l’est : ils fournissent tous
Idu fruit et du vm.
| Le Stellen-bosch est une petite bourgade
où se sont retirés plusieurs habitans du Cap •
lils yfont valoir eux-mênles leurs terres. I l y
ja une église, un ministre, et un land-rost ou
¡bailli, qui a rang de sous-marchand. C’est
lune espèce de fiscal qui juge en premier res-
Isort. Une peutimposer d’amende que jusqu’à
lia somme de cinquante rixdaalers : lorsque
ll’afFaire est majeure, c’est le fiscal qui doit
len connoître.
i Le Fransche-Hoeck ( le coin Français )
lest dans une gorge de montagnes , entre le
ptellen-bosch et le Draken-stein. Il a reçu
son nom des réfugiés qui vinrent le défri-
rcher sur la fin du siècle dernier. Le terrein
|en est bon, et fournit beaucoup de blé et de
|vm. C’est-là que se mange le meilleur pain
¡de toutes les colonies. Ce n’est pas que le blé
[y soit meilleur qu’en tout autre lieu 3 mais