
Cornulaca, Noæa, Haloxylon, leurs curieux Ana-
basis, etc. Les Boraginées n ’ont guère qu’une vingtaine
d’espèces, la plupart caractéristiques, et les
genres spéciaux Echiochilon, Arnebia, Megasloma.
Les Scrophulariées et les Ombellifères ont chacune
une quinzaine d’espèces et, parmi ces dernières, les
genres très spéciaux Deverra et Ammodaucus. Les
Labiées et les Rutacées en ont chacune à peu près
une douzaine. Parmi ces dernières, les Fagonia. Zygo-
phyllum, Pegan htm, Nitraria tiennent une place importante.
LesPlombaginées, les Résédacées, avec les
genres Randonia et Oligomeris et des Resedas très spéciaux,
viennent ensuite avec les Solanées, les Parony-
chiées, les Euphorbiacées. Les Euphorbes désertiques
sont très spéciales et une espèce, YEuphorbia
Guyoniana, tient une grande place dans la flore des
dunes. Les Silénées, Cistinées, Tamariscinées, Dip-
sacées, Rubiacées et Cypéracées contiennent chacune
5 à 6 représentants. Les Rubiacées offrent le curieux
genre Gaillonia. Les Rosacées sont représentées par
une curieuse plante aussi, le Neurada procumbens ; les
Asclépiadées par le Dæmia cordata, et le Calotropis
procera venu du Soudan ; les Urticées par le Forskholea
tenacissima; les Amaranthacées par YOErua Japónica,
etc. Un grand nombre de familles ne sont représentées
que par une seule espèce. Des familles communes
dans le bassin méditerranéen n ’y sont pas représentées
du tout : Yiolariées, Iridées, Orchidées, etc.
D’ailleurs, en dehors des Graminées et des Gypéra-
cées, peu de Monocotylédones. Une Colchicacée, Ery-
throstictus punctatus ;une Amaryllidée, Pancratium Saltarse',
quelques Liliacées : Asphodelus pendulinus et
tenuifolius, Dipcadi serolinum, Urginea noctíflora.
^ Les Cryptogames sont encore trop peu connues.
Nous citerons seulement un groupe de Tubéracées,
les 1 erfas {Terfezia, Tirmania, etc.) et le Lecanora
esculenta, à cause de leur rôle alimentaire. Les Terfaz
truffes blanches peu parfumées, forment un aliment
sam, parfois abondant; quelques-unes atteignent le
volume .d’une pomme, mais, comme elles demandent
une certaine quantité d’humidité pour se développer
elles ne poussent pas tous les ans au Sahara Le
Lecanora esculenta est un lichen globuleux, mamelonné,
de la grosseur d’un pois le plus souvent, d ’un
gris rosé, sec, facile à pulvériser et formant une
farine nutritive. On le trouve parfois en grande abondance
amassé par le vent. Il est assez rare en Algérie
et se développe après les fortes pluies. On lui
donne le nom de Manne du désert.
Toute cette flore a un cachet très spécial. Plus de
la moitié des espèces lui sont propres. Beaucoup
des genres sont également spéciaux. On ne sait môme
pas a quelle sous-famille des Synanthérées attribuer
le genre Wanonia. Tout cela indique pour cette flore
une ancienneté bien reculée.
La plus grande partie des plantes sahariennes
sont vivaces avec un aspect sec et rigide très particulier.
Les Synanthérées et les Crucifères, si généralement
herbacées, ont au Sahara beaucoup de représentants
sous-frutescents : Warionia Saharæ
divers Atractylis, Rhanterium, ffenophyton, Farselia,
f m etc- U r i n a i r e etun Mufflier y sont également
hgneux. Un Sainfoin très caractéristique, YAlhaqi-
maurorum y forme un arbrisseau épineux et presque
sans feuilles. ^
Beaucoup de plantes sahariennes, pour diminuer