
à 1 abri de 1 évaporation, et la capillarité maintient
longtemps cette eau dans la profondeur, ne la laissant
écouler que lentement. Si la dune se trouve
sur un bas-fond, les eaux sous-jacentes, protégées
contre 1 évaporation, peuvent même y monter par
capillarité.
Sources. — Presque toujours, près des dunes, on
trouve des sources. Au désert, partout où il y a de
1 humidité, il y a de la végétation et, bien que le
sable soit peu fertile par lui-même, comme les
plantes peuvent en peu de temps y produire des
racines extrêmement longues, capables d’aller chercher
à des distances énormes l’humidité et la nourriture,
une abondante végétation s’établit presque
toujours vers la base de la dune. Le Drinn est le
principal facteur de cette végétation, mais avec lui
se trouvent une foule de plantes : Genista Saharæ,
Calligonum comosum, Rumex tingitctnus, Linaria
agglutinons, Euphorbia Guyoniana, Scrophularia
Saharæ, Convolvulus supinus, Eremobium li-
neare, etc.
Ce n ’est pas seulement près des dunes que l’on
trouve de l’eau au Sahara. Il ne peut gùère en
subsister à ciel ouvert, mais des nappes souterraines,
parfois d’une puissance extraordinaire, circulent
çà et là, le plus souvent sous le lit des anciens
fleuves. Lorsqu’un pli de terrain imperméable, brusquement
redressé, les arrête, elles viennent sourdre
à la .surface et former les oasis naturelles. Près de
Laghouat, le sol est imperméable et chaque dépression
forme une Daya pleine d’eau l’hiver. Dans ces
Dayas poussent debeaüX Betoum (Pistacia atlantica),
le Zizyphus Lotus, des Salsolacées, des plantes
lig. 13. — Barrage de Tyout (Sud oranais).