
Une Traite [Salmo macrosiigma), qui est le représentant
le plus méridional du genre, se rencontre en assez
grande abondance dans l’Oued Zhour, dont les eaux
froides et limpides roulent sur un lit de gneiss et de
granit, à l’ombre des forêts de chênes. Cette truite a été
propagée dans les rivières du littoral constantinois,
et c’est à .ces tentatives de propagation que l’on doit
attribuer une croyance erronée assez répandue
touchant l’origine de cette Salmonide, qui aurait été
introduite en Algérie. Il n ’en est rien, le Salmo ma-
crostigma est bien une espèce indigène, commune de
tout temps dans l’Oued Zhour et bien connue des
Kabyles de la région.
Le Leuciscus callensis peuple tous les lacs et tous
les cours d’eau, dans l’est de l’Algérie.
Une épinoche (Gasterosteus brachycentrus) est assez
commune dans la Mitidja.
Le Carassius ou Poisson rouge de Chine s’est naturalisé
dans beaucoup de cours d’eau, il abonde
notamment dans la Moulouia.
Nous comptons aussi, au nombre des poissons
d’eau douce du Tell, le Syngnatlius algeriensis, dont
les congénères vivent dans les mers et deux autres
espèces dans les fleuves africains. Ce poisson, découvert
par M. Letourneux, au confluent de l’Oued Cherf
et du Bou Hamdan (Constantine), habite à 80 kilomètres
delà mer.
Dans les Hauts-Plateaux, les sources sont peuplées
de petites espèces, qui se propagent parfois avec une
intensité extraordinaire, tels sont les Cypridon cala-
rinatus et C. Iberus, le Tellia apoda, le Leuciscus callensis
et enfin le Cristiceps argentatus signalé par
MM. Letourneux et Playfair, dans les rigoles d’écoulement
de la fontaine Malakoff, puits artesien crern
dans le bassin du Zahrez, entre Alger et!Lagbouat.
Ce blennioïde était connu dans la Méditerrane.,
mais sa présence dans les eaux d’un puits artésien
“ t un fait intéressant pour la faune ichthyologique
^L a " faune ichthyologique du Sahara est surtout
curieuse par les espèces qui habitent les gouffres ou
Bahrs, voyagent dans les nappes ® ? ^ r^ es ?
seraient rejetées par les puits artésiens, ce sont su
tout des Cbromides, Chromis Z illn, Ch. Desfonlarnm,
Hernichromis Saharae, H. Rollandi, puis le Lypnnodon
calarinalus. ton*»«*
VAtherina Rissoi se retrouve aussi dans les Zibans.
y[, — Articulés.
Les Articulés jouent un rôle important dans la
faune algérienne, ils sont nombreux en especes et
en individus. Nous trouvons des espèces q u i sont
pour nous des ennemis plus ou moins redoutables.
Les spécialistes trouveront encore en Algérie bien
des constatations intéressantes à faire.
Crustacés. — Les Crustacés marins sont peu difle-
rents sur les rivages de la Méditerranée, quelques
espèces communes se ren c o n tre n t fréq u em m en t sur
les marchés, telles que la Langouste qui est pechee
sur les côtes rocheuses, le Scyllare ou Cigale de
mer, lesPalemon et Peneus caromale, les Pagures, les
Crabes, le Maia, la Squille.
Parmi les Crustacés d’eau douce, la Telpheuse
( Telpheusa fluviatilis) peuple presque tous les cours
d’eau et les moindres sources; ce curieux Crabe peut