
toutes provenances et qui rendrait les plus grands
services. On ne prend généralement pas le soin de
greffer les meilleures variétés et cependant on peut
affirmer que tout le succès d’une entreprise agricole
ayant l’olivier pour base dépendra du choix des
races adoptées.
La chaleur paraît avoir une influence considérable
sur la teneur des olives en huile. Les mômes
variétés sont plus riches en matières grasses en
Afrique qu’en France et dans les stations du sud que
dans celles du nord. M. Bertainchand a déterminé
la proportion de matière grasse contenue dans la
pulpe de la variété Chemlali et a obtenu :
Tu a i s . . . . . . .............................. 26,40 p. 100
S ou sse ...- . ............... 1 .................... 27,91 — §
Sfax ...................................... 28,15 —
Djerba .................................. ' 29,27 —
Dans les oasis, certaines olives ont donné jusqu’à
31, 34 p. 100 d’huile.
Tous ces chiffres sont supérieurs à ceux obtenus
en France avec le blanquetier, qui est la même variété
que le Chemlali et qui ne dépasse pas 20 p. 100.
Les huiles varient aussi de composition suivant
les régions et suivant les variétés. D’une manière
générale, les huiles africaines sont plus riches en
margarine, elles se figent plus vite et plus complètement
à 5 degrés au-dessus de zéro.
Les variétés sont aussi inégalement riches en margarine
; mais il conviendrait de fixer les cultivateurs
sur ce point important.
En Californie, la verdale donne une huile très
riche en margarine que le commerce n ’accepte pas
volontiers, car ce produit se clarifie très mal et com-
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