
est préférable à celui qui consiste à avoir dans les
plantations un certain nombre de pieds mâles.
Abricotier. — Il croît avec,une très grande vigueur
dans lès vallées des grands massifs montagneux et
parfois dans le sud, dans les oasis à la limite de la
région saharienne. Dans l’Aurès, l’Abricotier est très
fréquemment cultivé ; ces grands arbres sont reproduits
par noyaux ; les fruits sont petits, mais excessivement
abondants, ils sont séchés sur des claies
et constituent une sorte de pruneaux acides, objet
d’un commerce assez important.
Dans les jardins des Européens, on trouve des
abricotiers greffés donnant des fruits excellents.
Prunier. — Le Prunier est aussi un arbre très
fertile, en Algérie, dans les stations élevées ; il a été
peu soigné et généralement on ne trouve que des
prunes de peu de valeur; mais on pourrait récolter
de bons produits si on greffait de bonnes races. Les
pruneaux pourraient aussi être préparés dans bien
des stations qui seraient aussi productives que celles
de Californie.
Cerisier. — Le Cerisier croît à l’état sauvage dans
les forêts d’Algérie, dans les parties montagneuses,
il donne de bons fru its, mais les cerises sont encore
rares sur les marchés des grands centres, enraison de
la difficulté des transports.
Pêcher. — Le Pêcher est très productif aussi, en
montagne, les Kabyles récoltent des quantités considérables
de pêches; mais cette culture est aussi
faite sans soin et les races usitées sont communes.
Amandier. — Il vient incontestablement à l’état
sauvage dans toute l ’Algérie, on en trouve de forts
beaux sujets dans les massifs boisés de la frontière
du Maroc et des peuplements parfois abondants dans
toutes les montagnes de la limite du Tell et des
Hauts-Plateaux. Cette forme sauvage a des feuilles
étroites, une.amande petite, allongée, amère. La
culture de cet arbre est assez répandue, car il est
un des fruitiers qui résistent le mieux à la sécheresse.
Fig. 7. — Capparis spinosa.
Pommier et Poirier. — Les fruits à pépins sont
encore très inférieurs, les races indigènes sont rarement
bonnes et les cultures européennes du littoral
ou des plaines ne donnent généralement que des
fruits médiocres. Quelques exceptions font cependant
prévoir que la culture des pommes et surtout des
poires trouvera aussi sa place dans la région montagneuse.