
dorée) et 3° la pointe grise et désagrégée par les
cryptogames.
L’alfa a une aire de dispersion très étendue et il y
a bien peu d’espèces de la flore méditerranéenne qui
l’emportent par le nombre d’individus ou la surface
occupée. Les stations de celte Graminée présentent
quelques caractères communs, mais bien des
variantes. On peut rencontrer l’alfa à des altitudes
très différentes; il croît, en effet, au bord même de
la mer et à 1 800 mètres, il vient sur le littoral, dans
le Tell inférieur, les Hauts-Plateaux (fig. 10) et dans
la région désertique.
Souvent l’alfa recouvre des mamelons, dont il
constitue la végétation principale, abritant une flore
bien caractérisée d'humbles herbes qui passent
presque inaperçues. Sur d’autres points, l’alfa
vient sous bois, c’est alors dans les forêts, souvent
de pins, de chêne vert (Q. ilex) et de Calütris (Thuia),
qu’on le rencontre surtout. Dans la région désertique,
au sud-est de Laghouat, au sud de Tripoli, par
exemple, sur des plateaux pierreux, l’alfa trouve
encore les conditions nécessaires à son développement.
Le sol argileux des dépressions ne convient pas à
l ’alfa, son terrain préféré paraît être un sol léger,
formé de silice avec un peu d’argile et recouvert de
menues pierrailles calcaires. Malgré ce tempérament
rustique, il s’en faut de beaucoup que l’alfa occupe
toute la région des Hauts-Plateaux que l’on considère
comme son domaine. De vastes surfaces sont
couvertes par quelques plantes qui semblent être en
concurrence avec cette graminée. Nous citerons
l'Albardine ouLygeum Sparlum et Y Artemisia Herba