
un moulin. Leur température est de 33°, elles sont
faiblement minéralisées, 3 grammes par litre dont
2 environ de sel marin. Elles sont incrustantes ;
2° Le Hammam Sidi bel Khreir, dans la même
région, moins minéralisé, et de même température;
3° Le Hammam oued Khaled, près de Saïda ;
Et 4° Sidi bou Mahiedin, sur les bords du Chélif,
non loin du confluent de la Mina. Toutes ces eaux
sont peu minéralisées, mais thermales.
Deux eaux carbonatées calciques chaudes ont une
certaine importance; en première ligne,le Hammam
bou Hanifia, sur le chemin de fer de Perrégaux à
Mascara. Ces eaux jouissent d’une grande réputation,
tant chez les indigènes que chez les Européens, pour
le traitement des rhumatismes aigus et de la dysenterie.
On peut les comparer aux eaux de Bourbonne
et de Luxeuil. L’établissement est aménagé surtout
en vue des indigènes.
La deuxième eau minérale du même genre est
l ’AïnSidi Abdelli,sur les bords de Pisser,àdeuxheures
du Pont de l’Isser. Sa température est de 38° et sa
minéralisation très faible, 0sr,466. On peut encore
citer dans le même genre, moins minéralisé encore,
le Hammam bou R’hara, près Marnia.
Le département d’Oran est, comme les deux autres,
assez riche en eaux ferrugineuses. Ces eaux sont en
général peu minéralisées et froides, ou peu chaudes
(35° pour la plus chaude, l’Aïn Madagre). Nous citerons
l’Ain Merdja, près de l’embouchure de la Tafna,
l’Aïn el Hammam., près de Sebdou, l’Hammam el
Hout, près de Tlemcen e tl’Aïn Madagre, à l kilomètre
de l’embouchure de l ’Oued Madagre.
CHAPITRE IX
CONCLUSI ONS
En résumé, l’Algérie n ’est que le prolongement de
l’Europe, une des terres qui bordent ce grand lac
européen, si justement nommé par les Romains Mare
Mèditerraneum. Le Tell est susceptible d’être peuplé
comme l’Espagne ou la Provence et il semble s’être
rapproché de cet idéal sous les Romains. La région
des steppes et le Sahara, avec des ressources moindres,
sont pourtant susceptibles d’amélioration. Malgré
ses détracteurs, l’Algérie est une magnifique
colonie. Il n ’y a qu’une soixantaine d’années que nous
avons commencé la conquête du territoire. Il n ’y a
que vingt-cinq ans que la colonisation, généralement
abhorrée sous le régime militaire (1), a enfin
pu prendre tout son essor. Elle s’est faite sans direction
générale, au petit bonheur, avec bien des fausses
manoeuvres, et cependant les résultats sont déjà
surprenants. Le Tell s’est couvert presque partout
de splendides cultures; Alger, avec ses faubourgs,
forme une agglomération de plus de 130000 âmes,
c’est un de nos plus grands ports de commerce ; Oran
suit de près la capitale.
Sans doute, tout n ’est pas pour le mieux, et à
(1) Une honorable exception doit être faite pour le maréchal
Bugeaud.