
du sol. Il s’accouple avec le chien et il paraît être, au
moins pour une bonne part, l’ancêtre du chien de
garde kabyle, qui, couleur à part, lui ressemble énormément.
Renard. — On trouve fréquemment en Algérie le
Renard doré ( Vulpes niloticus Lesson), voisin pour la
forme du Renard d’Europe, mais plus petit et surtout
remarquable par la beauté de sa fourrure. D’après
Lataste, le Vulpes algeriensis de Loche, qui habite les
forêts du Tell, n ’en serait qu’une variété. Dans tous
les cas, il se rapproche beaucoup plus dp Renard
d’Europe. Dans le Sahara, on trouve une autre espèce
plus petite, le Vulpes famelicus, à teinte assez uniforme,
d’un gris ardoisé, très clair et très doux à l’oeil.
Il est remarquable par les longs poils qui couvrent la
plante de ses pieds.
Fennec. — Le Fennec (Canis Zerda L.) est bien
plus petit que les Renards, qu’il rappelle beaucoup
par ses formes et ses moeurs. Ce job petit animal est
remarquable par ses grandes et larges oreilles garnies
intérieurement de longs poils blancs, par sa vivacité
et son agihté incroyables. L’acuité de ses sens est
très grande. C’est à tort que l’on a prétendu qu’il
grimpait aux arbres. Il joue avec sa proie comme les
chats, et comme eux recouvre ses excréments. Il fouit
avec une rapidité prodigieuse. Il s’apprivoise bien.
Ce gracieux animal est propre à la région saharienne ;
comme tous les animaux de cette région, il a une
teinte fauve pâle, qui s’harmonise parfaitement avec
la couleur des sables désertiques. Il est assez rare.
Chien. — Les Indigènes n ’ont qu’un petit nombre
de races de chiens domestiques.
D’abord le chien de garde kabyle, chacal à peine
modifié. 11 est d’un fauve clair. Il est le commensal
plutôt que l’ami ou le serviteur de son maître.
Jamais caressé par lui, il ne le caresse jamais. Objet
de mépris, il se nourrit comme il peut et les excréments
du douar sont à peu près tout ce qu on lui
abandonne. Il garde bien et est féroce pour 1 étranger,
mais sa couardise le rend peu dangereux pour
peu que l’on soit muni d’un bon bâton.
L’Arabe du Sud nourrit une grande race de lévriers
à formes très élancées, le Slougui, dont la vitesse
est prodigieuse. En quelques bonds, il s’empare d’un
lièvre, et lutte de vitesse même avec les gazelles.
11 est mieux traité que le chien de garde par son
maître, qu’il aide dans la chasse aux antilopes.
Hyène. — La Hyène ordinaire est commune dans
toute l’Algérie. Il n ’est point rare la nuit d’entendre
ses gémissements mêlés aux glapissements des chacals,
avec lesquels elle paraît bien s’entendre. Lâche
et vivant surtout de proie morte, elle n ’attaque
jamais l’homme et lui cause peu de dommage. Elle
s’apprivoise bien.
Viverridés. — Dans les Viverridés, nous avons la
Mangouste Ichneumon, et deux Geneltes peu distinctes
l’une de l’autre, la genette de Barbarie et la genette
Bonaparte. La mangouste ichneumon, désignée à
tort par les Algériens sous le nom de Raton, est
assez répandue dans le Tell, même aux environs
d’Alger. On en faisait autrefois une espèce à part
[Herpestes numidicus). ■: .
Mustélidés. — Les Mustélidés comprennent la
Loutre, le Putois, le Putois Boccamèle, la Belette de
Numidie (Putorius subpalmatus) et le Zorilla libyca.
Bien que la Barbarie passe pour être le pays du