
d’hiver sont communes en Algérie. Le Canard et la
Sarcelle abondent surtout dans les Chotts. Les autres
Canards sauvages sont : la Marmarronette angusti-
rostre, le Pilet à longue queue, le Siffleur Pénélope,
et le Siffleur huppé, la Mélanette brune, la Macreuse
noire, le Morillon, le Milouin, le Milouinan, la Sarcelle
d’Egypte et le Garrot. Enfin l’Erismature couronné,
le Harle vulgaire, le Bièvre huppé et la
Piette ou petit Harle huppé.
Les palmipèdes marins sont ceux de la Méditerranée.
Il existe pourtant quelques types particuliers
ou rares, tels que le Microcarbo d’Algérie, Haliæus
algeriensis, qui niche dans les lacs d’eau douce voisins
de la mer, le Gavina Audouini, les Grèbes, etc.
III. — R eptiles.
L’erpétologie algérienne a été ébauchée par M. Gui-
chenot (1), de la Commission de l’exploration scientifique,
qui séjourna deux années en Algérie. Depuis,
les investigations de MM. Marès, Strauch, Letour-
neux, Lallemant, Lataste ont fait connaître bien des
espèces non observées par les premiers chercheurs.
Le dernier travail important sur cette question est
le relevé établi par Boulenger, du British Muséum (2),
d’après les observations de M. Lataste, qui explora
avec soin l’Algérie et la Tunisie.
M. E. 01ivier(3) adonné aussi un catalogue des reptiles
algériens, reproduisant et complétant rémunération
de M. Boulenger.
(1) Guichenot, Reptiles et poissons de l'Algérie, 1850.
(2) Boulenger, Catalogue o f the reptiles and Batrachians o f
Barbary, 1884.
(3) E. Olivier, Mémoires de la Société zoologique.
L’intérêt que présente la faune des reptiles algériens
doit être attribué à un certain nombre de formes
vivant dans la région saharienne ou sur les
confins du désert. Sur le littoral, nous retrouvons
des espèces européennes types ou seulement des
races locales.
Tortues. — Les Tortues de mer (Chelonia Caouana,
Dum. et Bib.) sont communes dans toute la Méditerranée,
les pêcheurs en capturent fréquemment. Il
n ’en est pas de même de la Tortue Luth (Sphargis
coriacea), qui dépasse parfois 2 mètres, et que 1 on
observe accidentellement sur le littoral africain.
Dans les mares et ruisseaux, pullulent les hmys
leprosa-, qui ont une allure vive et plongent comme les
grenouilles quand on passe près des bords qu’elles
occupent pendant les heures chaudes. La Cistude
d’Europe, qui est moins plate, est plus rare; on la
trouve surtout dans la région des chênes-liège de la
province de Constantine.
La tortue qu’il est le plus facile d observer est le
Testudo mauritanica, la Tortue de terre, peu différente
de la tortue grecque de l’Europe méridionale ; elle
est herbivore, on la mange assez couramment.
Sauriens. — On connaît trente-six sauriens,
v in g t -deux sont cantonnés dans les steppes ou dans
le Sahara.
Le plus remarquable est le Varan, qu’Hérodote
appelait le Crocodile terrestre; il peut atteindre un
mètre; sa tête est effilée, portée sur un cou allongé,
ses membres très puissants lui permettent de courir
avec la plus grande vitesse, sa queue est longuement
atténuée en une fine pointe, il s’en sert comme d un
fouet.