
à tout le littoral où ces trois plantes ont acquis droit
de cité (fig. 8).
h'Eucalyptus, une fois établi en Algérie, on a commencé
à se préoccuper des avantages que l’on pouvait
attendre de cette importation récente.
Il fut bientôt évident que l’on avait exagéré les
mérites de VEucalyptus, une réaction se produisit et
il devint presque de bon ton de regarder VEucalyptus
comme un arbre sans emploi et même nuisible. Il
est certain qu’il y eut des déceptions, le bois du glo-
bulus est difficile à employer, il est sujet à se déjeter,
à se fendre par suite de retrait ; il est très dur et peu
commode à mettre en oeuvre quand il est sec.
Actuellement, en raison du grand nombre d'Eucalyptus
disponibles, beaucoup de colons se sont ingéniés
à en tirer parti et l’on peut déjà constater que
Y Eucalyptus rend de réels services à ceux qui savent
lui demander ce qu'il peut donner. Quand des essais
plus nombreux, et portant sur les diverses espèces
déjà répandues, auront été poursuivis, de nouvelles
plantations seront certainement faites.
Le genre Eucalyptus comprend en effet plus de cent
vingt espèces bien caractérisées. Un grand nombre
sont déjà cultivées dans les collections algériennes,
notamment dans le domaine de M. Cordier à Maison-
Carrée, où l ’on trouve des spécimens de trente ans
provenant des premières graines envoyées d’Australie
par le baron Von Müller.
Ces Eucalyptus ainsi groupés se sont croisés et il
existe déjà un assez grand nombre d’hybrides qui paraissent
des arbres très intéressants et susceptibles de
donner des résultats pratiques. Yï Eucalyptus Rame-
liana Trab. est un hybride de YE. botryoides et de YE .