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J Ces Prévisions se sont réalisées. M. Thomas, qui
des 1873 .avait constaté dans le Sud du département
Alger 1 existence d’un étage Suessonien renfermant
des phosphates fut chargé, de 1883 à 1885, de
exploration géologique du sud de la Régence' de
1 unis. Ce géologue présenta ses premiers travaux sur
es gisements de phosphates de la Tunisie à l ’Association
française pour l’avancement des sciences au
congres de Nancy. Ces gisements importants étaient
ceux de la région de Gafsa.
Depuis cette époque, les recherches ont été poussées
activement tant en Tunisie que sur la territoire
avoisinant le département de Constantine.
Le phosphate de chaux se trouve dans deux formations
distinctes, dans la marne, dans le calcaire.
e phosphate de chaux se trouve à l’état de
nodules dans des marnes feuilletées gypsifères qui
alternent avec les hancs calcaires. On y rencontre
quantité de dents de squales .et de sauriens.
Les nodules sont arrondis, recouverts d’une
patine brune et luisante, le phosphate est concentré
dans cet enduit luisant, l’intérieur est calcaire, si bien
que les gros nodules sont pauvres. Les petits nodules
au contraire, peuvent contenir jusqu’à 70 p. 100 de
p osphate tnbasique. Ces phosphates marneux n ’ont
ete exploités qu’à Djebel Dekma près Soukarras et
cette exploitation n ’a pas été rémunératrice.
Le? phosphates calcaires sont exploités à Tebessa ;
ils se présentent sous forme d’une roche assez
friable, grenue, d’un gris jaunâtre ou brun verdâtre.
La qualité la plus recherchée s’écrase facilement
dans les doigts. Cette roche est formée par l’agglomération
dans un ciment calcaire d’une multitude de
grains fins, bruns, brillants, de grains verdâtres, rappelant
la glauconie ; on y rencontre encore des copro-
lithes, des dents de . squales, et l’analyse décèle la
présence d une assez grande quantité de matière
organique et de silice gélatineuse. Ces bancs phosphatés
ont un développement inégal, leur puissance
varie de quelques centimètres à 6 mètres.
Dans le plateau du Dyr, l’exploitation est partie à
ciel ouvert, partie souterraine et passe sous le calcaire
nummulitique.
Le phosphate est réparti dans plusieurs couches
variant comme richesse, après triage, entre 58 et
63 p. 100 pour la qualité pauvre et 63 et 69 pour la
qualité riche.
La nature de ces phosphates ne laisse rien à désirer
au point de vue de leur transformation en superphosphates,
leur teneur permet d’obtenir couramment
un titre de 14 à 15 p. 100 d’acide phosphorique dans
le superphosphate grenu sec, facile à broyer et ne
s agglomérant pas en sac. Ce sont les avantages qui
ont fait apprécier dès leur apparition les phosphates
algériens, notamment en Angleterre, leur marché
principal.
D’après M. Levât, on peut estimer comme suit
le prix de revient actuel de la tonne de phosphate
pour les exploitations déjà reliées au cheumi
de fer :
B a t ta n d ier etTRABUT. — Algérie. 22