
L’OEdicnème criard et la Squaterolle helvétique se
rencontrent fréquemment; le Pluvier doré, qui nous
arrive, en automne, dès que les premières pluies ont
détrempé le sol, se trouve, avec le Vanneau huppé,
en troupes nombreuses sur tout le littoral. Ces
oiseaux recherchent les grandes plaines bien découvertes,
où ils peuvent voir venir de loin le
chasseur.
Deux Cursoriens, le Court-vite Isabelle et le Plu-
vian d’Egypte, constituent une des principales curiosités
de notre faune ornithologique ; tous les deux
sont exclusivement africains.
Un Glaréolide, la Glaréole à collier, présente un
intérêt particulier comme destructeur d’Acridiens.
Il devrait être défendu de le chasser.
Nous citerons encore le Tourne-pierre, l’Huitrier,
l’Ëchasse, l’Avocette, etc.
La Bécasse est répandue dans tout le Tell, mais
peu abondante, ainsi que la Bécassine double. Par
contre, la Bécassine ordinaire est commune dans tous
les marais. Elle passe continuellement de novembre
à mars. On rencontre aussi la petite Bécassine ou
Bécassine sourde, le Combattant, le Bécasseau mau-
bèche, les Barges, les Courlis et un grand nombre
d’autres échassiers coureurs.
Le Ralle d’eau est sédentaire en Algérie et fort
recherché des chasseurs. Les autres A lectoridés sont
la Porzane marouette, les Zapornia pygmæa et minuta
ou Ralles crève-chiens, le Ralle de genêt, les
Porphyrions bleu et vert, la Poule d’eau, le Foulque
de Madagascar et le Foulque macroule ou Macreuse
des chasseurs algériens. Cette dernière espèce est
commune sur tous les lacs et sur toutes les rivières
du littoral. La Réghaïa près d’Alger en est parfois
couverte. Sa chair est peu estimée.
Parmi le groupe des Hérodionés, la Grue cendrée,
l’Anthropoïde demoiselle, la Baléarique couronnée
sont rares; les Cigognes sont répandues dans toute
l’Algérie et surtout communes dans la province de
Constantine,plus spécialement aux environs de Sétif :
respectées des Arabes et même des Européens, elles
sont peu sauvages. Nous avons aussi le Héron
cendré, le Héron à cou noir, le Héron pourpré,
l’Aigrette blanche, la Garzette aigrette. Un joli petit
Héron blanc, le Garde-boeuf, Bubulcus Ibis, est
surtout fréquent. Il aime à vivre au milieu des troupeaux
et se pose volontiers sur le dos ou le cou des
ruminants. Il s’apprivoise facilement. Nos autres
ardéides sont le Crabier, l’Ardéirolle gutturale, le
Blangios vulgaire, le Butor étoilé et le Bihoreau.
Le Flamant rose ou Phénicoptère est commun
dans les lacs de l’intérieur. Rien n’est plus gracieux
que la vue du Chott Mzouri, couvert de flamants
roses, lorsqu’on va à Biskra. Le flamant rouge est
plus rare. .
La Spatule blanche, l’Ibis sacré des Egyptiens,
rare • ou même accidentel, l’Ibis sacré chevelu,
Comatibis comosa et le Falcinelle vert complètent ce
groupe des Hérodiens.
Palmipèdes. — Le groupe des Ansérés est bien
représenté par le Cygne tuberculé, le Cygne à bec
jaune, l’Oie sauvage, l’Oie cendrée, les Bernaches,
les Nonnettes Cravant et à cou roux. Les Tadorninées
comptent l’Oie d’Egypte, Chelanopex ægyptiaca ; le
Tadorne de Belon, et le Casarca rutilant.
Le Canard sauvage, la Sarcelle d’été, la Sarcelline