
et correspondent à l’instauration du régime météorologique
actuel, qui remonte très loin dans les temps
préhistoriques. A la surface de ces dunes, on trouve
en effet des outils en silex caractéristiques.
Les dunes n ’ont pas la mobilité qu’onleur attribue
généralement et elles ne constitueront pas un obstacle
aussi considérable qu’on pourrait le croire à l ’installation
d’une voie transsaharienne. Elles se sont
formées sous l’influence des vents réguliers.
Le vent fait le triage des éléments désagrégés,
enlève l’argile, le gypse, le calcaire, la silice reste
seule, les grains de quartz sont ensuite classés, les
gros restent en place, les fins roulent à la surface du
désert et sont amoncelés en dunes.
Les coquilles marines, recueillies à la surface des
dunes et sur lesquelles on a voulu baser l’origine
marine de. ces formations sahariennes, ont évidemment
été apportées par l’homme ; tel est le Cypræa
moneta, coquille-monnaie de toute l’Afrique centrale,
ou encore le Nassa gibbosula perforé et ayant fait
partie d ’un chapelet de coquilles.
D iv is io n s du Q u a t e rn a ir e d ’A l g é r ie , d’a p r è s M. P ome l.
« / Grandes dunes du Sahara, silex taillés.
Cardium e d u le . .. \ Terrains des dépressions du Sa-
' *• i ' ( hara.
'2 { p , , ( Terre rouge des coteaux, grottes.
g 1 Elephas nfricanus. . .. < Aliuvions des vallées (Cheliff, plaine
5 I - - V de la Métidja, etc.). ■
l Elephas atlanticus J Stations préhistoriques de Palîkao,
\ . . ( Aboukir.
I Anciennes plages A
s i émergées, {Grès à hélices.
S | Strombus m éd ite rra -l Grès et calcaires à pectoncles
3 1 neus. J
Atterrissements anciens ou terrain sub-atlantique et
v travertins anciens.
Formations récentes. — Ces formations sont très
peu développées ; on doit cependant y classer :
Les alluvions de l’époque actuelle, formant les lits
des cours d’eau ;
Les sédiments limoneux, apportés chaque hiver
dans les plaines basses et marécageuses de la Mafrag
des Senadja, du lac Haloula, de l’Habra-Macta, de
faibles dépôls dans les lacs et chotts.
Les travertins se produisent encore sur beaucoup
de points, dans les dépôts de sources, dont les plus
remarquables sont ceux d’Hammam-Meskoutine,
d’Hammam bou Hadjar.
Les dunes récentes atteignent une certaine épaisseur
dans la partie Est, aux environs de la Calle, où
elles s’élèvent à une altitude de plus de 150 mètres,
à une certaine distance du rivage.
Roches éruptives. — Les roches éruptives jouent
un rôle important dans la géologie de l’Algérie.
Les roches anciennes sont rares en Algérie, elles
consistent en filons de pegmatite ou de granulite souvent
tourmalinifères, qui percent les terrains primitifs
à Bône, dans la Kabylie du Djurjura, à Bordj
Menaiel, au cap Matifou, à Alger.
Un pointement de granité existe à Nedroma, il
est regardé comme postcambrien, tandis qu’un
autre pointement de roche granitique, à Menerville,
paraît récent. L’âge des granulites du Djebel Filfila
reste encore indécis. .
Les roches éruptives secondaires ne paraissent
pas représentées; mais les roches tertiaires sont très
répandues, elles ont débuté par de vrais granités,
pendant l’Éocène. Après ces granités, sont venues des
granulites et micro granulites, types plus finement