
tion ; le magnifique Hibiscus mutabilis, avec ses mille
fleurs changeantes, provoque toujours l’admiration.
Les Hibiscus, Althoea, Abutilon, Lagunaria, Malva-
viscus fleurissent abondamment et atteignent de
grandes dimensions. Les formes arborescentes de
cette famille, les Bombacées, telles que les Chorisia,
Eriodendron, Pacbira, se couvrent en automne de
grandes et belles fleurs.
Les Stercubacées sont surtout représentées par
quelques plantes, les Sterculia et le Brackychiton
po/mlneum, arbre très rustique et d’un feuillage gai.
Les Tilleuls sont rares, mais le Sparmania et les
Grewia émaillent les jardins de jobes étoiles blanches
et lilas. Un bn frutescent, le Linum trigynm, se
couvre de grandes fleurs jaunes pendant tout l’hiver.
Un grand nombre de Térébinthacées pourraient
contribuer à l’ornementation des parcs; on utibse
surtout les Schinus, le Faux Poivrier ou Molle est
fort répandu, le Sch. terebinthifolia est encore rare et
mérite cependant d’être mieux connu.
Il serait bien long d’énumérer les Légumineuses
ornementales qui ont trouvé une place dans nos
jardins algériens, les genres : Mimosa, Acacia, Inga,
Prusopis, Cesalpinia, Bauhinia, Parkinsonia, Cassia,
Poinciana, Erylhrina, Kennedya, Diocloea, Dalea, Tem-
plelonia fournissent des arbres ou arbustes très florifères
et fort appréciés.
Quant aux Rosacées, elles brillent surtout par
l’incomparable genre Rosier, qui trouve, sur le littoral
algérien, un chmat éminemment favorable, si on en
juge par l’ampleur des sujets et l’abondance des
floraisons.
Citons encore les Apocynées, Jes Solanées, les Laq-*
rinées,les Polygalées, de nombreuses Protéacées qui
fournissent de beaux spécimens à la flore des ja rdins.
Enfin dans les stations sèches, qui ne sont pas
rares, les plantes grasses prennent une place importante.
Les Agave, Fourcroya, Atoe,.Cereus, Mamil-
Iccria, Opuntia, Phyllocactus, Kleinia sempervirens,
Echevevia, Euphovbia, enfin les nombreux Méscm-
brianihcmum égaient les rochers et les pentes stériles.
Les fleurs recherchées en Algérie sont.surtout
celles qui fleurissent en hiver et au printemps,pendant
l’été, beaucoup d’amateurs de jardins émigrent
en France, d’autres négbgent les parterres qui demandent
à ce moment des soins et de 1 eau en
abondance. Aussi les Anémones, les Renoncules, .la-
cinthes, Tubéreuses, Narcisses, Freesia, Gladiolus,
Iris, Ixia, Triionia, Sparaxis pullulent dans tous les
jardins. Les beaux Canna commencent à se répandre,
ils auront bientôt pris une place importante, car ils
ne gèlent pas et forment d’énormes touffes. Les
Chrysanthèmes sont aussi recherchés depuis peu.
Les Orchidées sont encore à peu près inconnues;
des essais timides permettent cependant d’espérer
que la culture n ’en serait pas difficile.
Cultures maraîchères. — La culture maraîchère
n’existe qu’autour des grandes villes; les colons et
même les grandes exploitations négbgent souvent le
jardin potager, pour des causes multiples dont la
principale est l’insécurité, les maraudeurs opérant
presque toujours .la récolte des fruits ou des légumes
avant maturité complète. Sur le bttoral, la culture
maraîchère vise principalement l’exportation. Tous
les légumes de France sont cultivés avec succès. Les
^rtichapts, ponqnés de terre, haricots, petits pois