
aime à se poser sur les fils télégraphiques, et se plaît
à accompagner ainsi voitures et cavaliers, s’envolant
dès qu’on l’approche pour aller se poser un peu plus
loin, toujours sur les fils. Un autre Merops, le M. ægyp-
tius, est beaucoup plus rare. Enfin la Huppe et le
Martin-Pêcheur sont assez abondants.
Grimpeurs. — Ce petit groupe compte plusieurs
types particuliers : un Coucou, V Oxglophus glanda-
rius ; deux Pics, le Pivert à tête rouge (Gecinus
Levaillantii Ch. Bonap. ; Picus algirus Levail., Atl. de
l’Expl.) qui remplace le Pivert d’Europe et le Picus
numidicus Lev., mêlés à quelques espèces européennes,
telles que le Coucou ordinaire qui se plaît
surtout dans les forêts des montagnes, le Pic Epei-
chette et le Torcol.
Colombides. — Cet ordre compte en Algérie
d’abord la Tourterelle vulgaire, commune dans le
Tell au printemps et en partie sédentaire. Le Sahara
possède la Tourterelle du Sénégal. La Palombe
ramier vit en troupes abondantes dans les forêts du
Djurdjura et des Babors, auxquelles elle donne parfois
une grande animation ; dans l’Ouest, on trouve
une espèce encore plus grande, la Palombe grandissime.
On trouve également la PalombeHe colombin,
la Colombe à croupion bleu et le Bizet. Le Bizet vit
en Algérie dans les rochers escarpés et parfois dans
les grottes, dont certaines offrent parfois des quantités
appréciables de guano. Il est sédentaire en
Algérie, mais il en arrive aux époques de migration
des passages considérables. Il débauche fréquemment
les pigeons domestiques. Il est même des
localités où il est impossible d’en conserver, les
Bizets les emmènent.
Gallinacés. - Une belle espèce est particulière à
l’Algérie, le Caccabis petrosa ou Perdrix rouge d Algérie,
El Hadjel des Arabes, Perdrix Gambra des
Européens. Elle est plus grosse que la Perdrix
rouge d’Europe et atteint parfois 32 centimètres de
longueur. C’est la seule perdrix qu’ü y ait en Algérie.
Elle y était, il y a seulement quelques années
d’une extrême abondance. Autrefois les Arabes ne
chassaient le lièvre et la perdrix q u à coups de
bâtons. Et bien qu’üs fussent à cet exercice d’une
habileté remarquable, ils n ’en détruisaient pas
beaucoup; aujourd’hui que les communications
rapides leur permettent de tirer un bon prix du
gibier, ils emploient des moyens moins primitifs.
Braconnant en tout temps, ils détruisent rapidement
le gibier. Telle était jadis l’abondance de la perdrix
en Algérie, que l’Empereur en ayant fait demander
des oeufs pour repeupler les fermes impériales, des
agents trop zélés en firent ramasser d’énormes quantités.
Un seul d’entre eux en envoya six mille. Ces
essais d’ailleurs ne réussirent point.
La perdrix d’Algérie constitue un gibier assez
agréable. Sa chair est toutefois un peu sèche et
inférieure à celle des perdrix de France. Les baies
de lentisque lui donnent parfois un goût désagréable.
Elle s’apprivoise bien, devient familière et caressante,
vivant en parfaite intelligence avec les autres habitants
des basses-cours ; rien ne serait plus facile que
d’en faire un animal domestique. Quelques essais
dans ce sens ont déjà ete tentes, la seule difficulté
paraît résider dans l’aümentation des petits poussins.
A mesure que l’on s’éloigne du littoral, la perdrix